L’attachement du peuple juif pour Jérusalem a trouvé un écho inattendu auprès du chef de l’organisation terroriste palestinienne du Jihad islamique.

Ramadan Shalah a affirmé aux Gardiens de la Révolution à Téhéran que les Juifs affichent davantage leur amour pour la Ville sainte que les musulmans et cite à titre de preuve une ballade israélienne.

S’exprimant lors d’une conférence cléricale dans la capitale iranienne, Ramadan Shalah a déploré que les Palestiniens et autres musulmans montrent si peu d’amour pour Al-Qods, le nom arabe de Jérusalem, selon un enregistrement obtenu lundi par la radio de l’armée israélienne.

Shalah oppose l’attachement moribond palestinien et musulman à la Ville sainte à l’amour sincère des Juifs à son égard.

Et de citer en hébreu et en arabe la célèbre ballade israélienne « Jérusalem d’Or » [Yeroushalaïm shel zahav], composée par la chanteuse sioniste Naomi Shemer.

« Quelle est la signification de Jérusalem pour nous ? », a demandé Shalah aux membres du clergé réunis la semaine dernière.

Ramadan Shalah, chef du Jihad islamique (Crédit : capture d'écran YouTube)

Ramadan Shalah, chef du Jihad islamique (Crédit : capture d’écran YouTube)

Shalah est le numéro un de l’un des groupes terroristes les plus extrémistes de la planète et est inscrit sur la liste des terroristes les plus recherchés par le FBI.

« Apprenez des Juifs, de cette entité maudite [Israël]. Ils aiment Jérusalem, pas uniquement d’un point de vue militaire, mais culturellement », a-t-il déclaré.

« L’entité sioniste a une chanson que leur armée chantait le 7 juin, quand ils ont conquis la mosquée Al-Aqsa et Haram Al-Sharif [le Mont du Temple pendant la guerre des Six-Jours de 1967] ».

Et de poursuivre en citant une partie du refrain de la chanson « Jérusalem d’or ».

« Jérusalem d’or. Jérusalem de bronze. Jérusalem de lumière », a-t-il chanté, en prononçant chacune des phrases en hébreu et en arabe.

« Chaque enfant israélien et chaque soldat israélien maudit soit-il entonne cette chanson dans son cœur », a déclaré Shalah face à la foule.

La ballade, l’une des chansons les plus populaires du répertoire juif, a été composée pour un festival de musique à Jérusalem, organisé en mai 1967 en l’honneur des célébrations du Jour de l’Indépendance.

La chanson évoque des passages du Livre des Lamentations et de la Mishna, et déplore que les lieux saints du judaïsme – en particulier le Mont du Temple – aient été interdits d’accès aux Juifs par les autorités jordaniennes qui contrôlaient à l’époque la partie orientale de la ville.

« Chaque enfant israélien et chaque soldat israélien maudit soit-il entonne cette chanson dans son cœur »

Ramadan Shalah

La guerre des Six-Jours éclate quelques semaines seulement après la diffusion de la célèbre chanson.

L’armée israélienne reprend entre temps le contrôle de la Vieille Ville de Jérusalem.

Shemer décide alors d’écrire une quatrième strophe à la gloire de cet épisode historique qui débute ainsi : « Nous sommes revenus aux citernes d’eau, au marché et sur la place. Un shofar sonne sur le mont du Temple dans la Vieille Ville. »

Le Jihad islamique, sous la direction de Shalah, a lancé la semaine dernière une offensive contre Israël.

Une salve de plus de 60 roquettes s’est abattue sur le sud du pays entraînant des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza.

Le mouvement terroriste, qui entretient des liens étroits avec le régime iranien, est considéré comme l’un des principaux rivaux du Hamas pour le contrôle de l’enclave palestinienne.