L’affaire dans laquelle le ministre israélien de l’Energie et de l’Eau Silvan Shalom est soupçonné de délit sexuel sur une ancienne collaboratrice devrait être close, à moins que la police ne découvre d’autres femmes faisant des accusations similaires, ont déclaré mardi les enquêteurs.

La police et le procureur d’État cherchaient à renforcer les affirmations contre Shalom grâce à des plaintes supplémentaires d’autres femmes, sans lesquelles l’affaire sera abandonnée à la fin de la semaine en raison du délai de prescription de 10 ans (les faits supposés remontant à 15 ans).

Selon la deuxième chaîne, la police a contacté une autre victime potentielle, mais elle aurait catégoriquement refusé de porter plainte.

Mardi matin, Shalom a été entendu près de deux heures par la police pour donner sa version des faits. Le ministre a affirmé n’avoir aucun souvenir de l’incident supposé et ne pas se rappeler que la plaignante ait travaillé pour lui.

Le département des fraudes, qui s’occupe des affaires de corruption de haut niveau, a ouvert une enquête en début de semaine après les accusations d’une femme, affirmant avoir été victime de crime sexuel il y a 15 ans, à l’époque où elle travaillait au sein du cabinet de Shalom, alors ministre des Sciences du premier gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Des proches de Shalom ont nié les accusations, assurant que le ministre ne connaissait même pas la femme en question.

Certains ont même suggéré que les allégations faisaient partie d’une campagne de dénigrement liée à la possible candidature de Shalom pour remplacer le président Shimon Peres, qui doit quitter son poste en juillet.

Shalom, membre du Likud, fait partie des favoris pour cette élection.