L’ancien Premier ministre et président israélien Shimon Peres était en France pour un voyage de cinq jours. Shimon Peres a participé à une cérémonie pour célébrer la signature d’un accord de coopération entre le Centre Peres pour la Paix et l’UNESCO où il a reçu également une reconnaissance internationale pour son travail de promotion de la paix et du dialogue.

Cet événement constituait une étape sans précédent pour une institution internationale dans la reconnaissance de l’héritage du neuvième président Shimon Peres.

A l’occasion de ce voyage Shimon Peres s’est entretenu avec le président de la République François Hollande.

Au cours de cette rencontre François Hollande a souligné l’attachement de la France à la personnalité de l’ancien président israélien dont la première visite au palais de l’Elysée a eu lieu sous la 4e République.

« Je voulais vous dire combien nous sommes attachés à votre personne, combien elle représente pour nous toujours cette recherche obstinée de la paix et en même temps l’intransigeance sur les principes essentiels, » a déclaré Hollande.

Le président français a également exprimé son inquiétude concernant la situation au Moyen-Orient et les conséquences directes que cela engendre en Europe.

« Les attentats qui ont eu lieu à Paris l’année dernière, ceux de Bruxelles, je n’oublie pas également ce qui s’était produit à Copenhague ; tout cela a un lien avec les désordres du Moyen-Orient et en particulier la guerre en Syrie et en Irak, » a-t-il déclaré.

Faisant un lien direct entre la guerre en Syrie et les attaques terroristes de Paris et de Bruxelles, François Hollande a indiqué que le Syrie représentait un objectif « premier » tout en soulignant l’avancement dans l’arrestation des instigateurs de ces attentats. Il a renouvelé son appel à une coordination européenne et internationale dans la lutte contre le terrorisme.

Le président français a également souligné que le défi de la France était de faire face aux flux de réfugiés syriens qui sont 4 millions à avoir fui la Syrie tout en alliant la nécessité de contrôler les frontières extérieures françaises.

Lors de cette entretien, François Hollande a évoqué la nouvelle initiative française de résolution du conflit israélo-palestinien avec la tenue d’une conférence internationale proposée par Laurent Fabius et reprise par jean-Marc Ayrault.

« Nous devons faire en sorte que ce soit entre Israéliens et Palestiniens que la crise puisse enfin se dénouer et que nous puissions avoir cet espoir de paix que vous incarnez, » a-t-il indiqué.

Au-delà de la politique internationale, François Hollande est revenue sur la volonté de collaboration avec Israël dans le domaine des technologies nouvelles. Selon le président français ces technologies peuvent contribuer aux « ambitions de progrès, de paix et de sécurité ».

« Nous sommes tous dans la même famille, la famille de la paix, de l’humanité et la France a toujours été un leader de cette famille, » a déclaré, à la fin de cet entretien, Shimon Peres devant le palais de l’Elysée.

L’ancien président israélien a tenu à remercier, dans un français impeccable, le président François Hollande « pour sa position claire contre l’antisémitisme, pour la paix, avec une voix claire et positive. »

« Je pense qu’aujourd’hui la France peut jouer un rôle extraordinaire, (…), nous avons du travail contre l’antisémitisme, pour la paix, pour gagner un futur pour notre jeunesse, pour rénover l’espoir, » a conclu Shimon Peres.

Shimon Peres et François Hollande au palais de l'Elysée le 25 mars 2016 (Crédit : Facebook/Shimon Peres שמעון פרס)

Shimon Peres et François Hollande au palais de l’Elysée le 25 mars 2016 (Crédit : Facebook/Shimon Peres שמעון פרס)