« Aujourd’hui, les guerres éclatent essentiellement avec comme prétexte, la religion. Nous sommes confrontés à des centaines, voire des milliers de mouvements terroristes qui prétendent tuer au nom de Dieu », a déclaré M. Peres, 91 ans, dans une interview à l’hebdomadaire italien catholique Famiglia Cristiana.

« Pour lutter contre cette dérive nous avons l’Organisation des Nations unies. C’est une institution politique, qui n’a ni les armées dont disposaient les nations ni la conviction qu’engendre la religion », poursuit l’ancien président israélien, dont le mandat s’est achevé fin juillet.

« Et alors, en prenant acte du fait que l’ONU a fait son temps, ce qui nous servirait, c’est une Organisation des religions unies, une ONU des religions. Ce serait la meilleure manière de s’opposer aux terroristes qui tuent au nom de la foi », a ajouté encore M. Peres.

Peres, qui s’est rendu à de nombreuses reprises au Vatican, a précisé qu’il verrait bien le pape François à la tête de cette « ONU des religions ».

« Peut-être pour la première fois dans l’histoire, le Saint-Père est un leader respecté en tant que tel par les religions les plus diverses. Je dirais même plus, il est peut-être le seul leader respecté », a déclaré M. Peres.

Le Vatican n’a pour sa part donné aucune information sur la rencontre privée entre les deux hommes.

Début juin, peu après son voyage au Proche-Orient, le pape François avait reçu Shimon Peres et le président palestinien Mahmoud Abbas au Vatican pour une rencontre de prière à l’issue de laquelle les trois hommes avaient planté un olivier, symbole de paix.