Le président ukrainien Petro Porochenko se rendra fin janvier à Prague, pour participer aux cérémonies du 70e anniversaire de la libération du camp de concentration nazi d’Auschwitz, a annoncé le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavlo Klimkine, samedi à la télévision tchèque.

M. Porochenko est le premier président à avoir accepté l’invitation de son homologue tchèque, Milos Zeman, adressée aux chefs de l’Etat des puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale, dont le président russe Vladimir Poutine.

« Pour nous, la mémoire de l’Holocauste est sacrée et le président se rendra à Prague à cette occasion importante et tragique », a déclaré M. Klimkine, interrogé par la chaîne télévision publique tchèque CT.

Ces commémorations, organisées les 26 et 27 janvier prochain par le Congrès européen juif, comprendront le forum « Let My People Live » à Prague et à Terezin (ex-Theresienstadt) auquel ont été invités les représentants de 47 pays, et une « partie politique », selon la Fédération des communautés juives de République tchèque.

Selon les organisateurs du forum « Let My People Live », la chancelière allemande Angela Merkel figure également parmi les invités. D’après le programme publié sur leur site web, Mme Merkel, ainsi que les présidents français François Hollande, russe Vladimir Poutine et tchèque Milos Zeman, doivent prononcer des discours à la conclusion des travaux.

Quelque 1,1 million de personnes, dont environ un million de Juifs de différents pays d’Europe, ont péri entre 1940 et 1945 dans le camp d’Auschwitz-Birkenau installé par l’Allemagne nazie dans le sud de la Pologne occupée.

Le site du musée du camp, devenu le symbole de la Shoah, accueille annuellement plus d’un million de visiteurs.

L’ancienne forteresse de Terezin située à 70 km au nord de Prague a été utilisée par les nazis comme camp de transit pour des Juifs avant leur déportation vers Auschwitz et les autres camps d’extermination.

Au total, 152 659 juifs y ont transité entre 1941 et 1945. Environ 34 000 d’entre eux y moururent à cause des conditions sanitaires précaires, 87 000 autres périrent après leur déportation à Auschwitz-Birkenau.