Drôle de vie que raconte Shulem Deen dans « Celle qui va vers elle ne revient pas« . Celle d’un juif vivant dans une communauté hassidique ultra-orthodoxe non loin de New-York. Celle d’un homme qui sentant le carcan l’écraser, se rend en cachette dans la bibliothèque de la ville voisine, écoute discrètement la radio dans sa voiture, rêve de boire un gin-tonic dans un bar de Manhattan, puis finir par ouvrir un blog « Hasidic rebel ».

Le Beit din (tribunal rabbinique) de la communauté hassidique de Skver auquel il appartient finit par l’apprendre.

Deen est convoqué, et déclaré « apikoros », hérétique, puis renvoyé.

« On lui avait promis, à son départ de la communauté, qu’il serait détruit psychologiquement et financièrement, » explique Libération qui raconte son histoire.

Il est aidé par une association qui aide à sortir les « sortants », où il rencontre sa compagne.

Privé de visite de ses 5 enfants, qui ne cherchent pas à revoir celui qui les a déshonorés, il apprend à reconstruire sa vie, et écrit.

« Celle qui va vers elle ne revient pas » (éd. Globe, 416p, 22 euros).