Mettre fin au conflit israélo-palestinien rendrait le Moyen-Orient plus sûr et plus stable car cela permettrait d’éliminer un outil de recrutement utilisé par des extrémistes, a assuré le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi à une délégation de dirigeants juifs américains au Caire lundi.

Résoudre le conflit israélo-palestinien conformément aux propositions internationales et l’Initiative de paix arabe créerait une nouvelle réalité, aurait déclaré Sissi au groupe, qui avait à sa tête le président de l’American Jewish Committee, Stanley Bergman, selon Arab Today.

Les garanties internationales doivent être mises en place pour donner de l’espoir aux deux parties, a ajouté le président.

Sissi a laissé entendre qu’il était persuadé que les djihadistes pouvaient prendre avantage de la frustration qui s’accumule sur la question palestinienne parmi les Musulmans à travers le monde, pour recruter des partisans et alimenter les conflits sectaires sans rapport avec Israël ou les Palestiniens.

Le président égyptien, qui est aux prises avec des agents islamistes dans le Sinaï et à la frontière entre l’Egypte et la Libye, a déclaré que la lutte contre le terrorisme exige un effort international concerté.

Le cycle de la violence ne se limite pas uniquement au Moyen-Orient et se répand dans des régions telles que l’Afrique, a-t-il poursuivi.

Selon le rapport, la délégation a exprimé l’espoir que les liens effilochés entre Le Caire et les États-Unis seraient réparés dans le futur, ce à quoi Sissi a souligné qu’il accueillerait la coopération avec Washington dans tous les domaines.

La semaine dernière, l’Egypte a connu l’une de ses attaques les plus provocantes de la mémoire récente, au cours de laquelle les combattants fidèles à l’État islamique ont tué 21 soldats égyptiens selon les chiffres égyptiens.

Le Caire a déclaré que plus de 240 combattants avaient été tués dans des frappes de représailles.