SodaStream, une entreprise israélienne fabriquant des machines à gazéifier les boissons, a annoncé mercredi la fermeture de sa principale unité de production, située dans une implantation de Cisjordanie et au coeur d’un appel international au boycottage du groupe.

La société a invoqué la passe difficile qu’elle traversait pour annoncer qu’elle allait « relocaliser » l’usine située à Mishor Adoumim, à l’est de Jérusalem, « par étapes d’ici à fin 2015 ».

A ce jour, l’usine de Mishor Adumim – la première implantée en Israël, sur un total de huit usines dans le pays, et 22 dans le monde – emploie 1 300 ouvriers, dont 950 Arabes (450 étant citoyens israéliens et 500 sont Palestiniens) et 350 juifs israéliens.

Les ouvriers confirmaient dans un reportage paru en février recevoir les mêmes salaires et les mêmes avantages sociaux que les employés israéliens.

Il s’agit d' »améliorer l’efficacité opérationnelle » du groupe coté sur le marché du Nasdaq à New York depuis 2010, dit l’entreprise sur son site internet. Une autre usine installée dans le nord d’Israël, près de Nazareth, va également être fermée.

La fermeture des usines de Mishor Adoumim et du nord d’Israël va permettre de réduire de neuf millions de dollars les coûts de production, dit la compagnie.

La société traverse une phase délicate. Le chiffre d’affaires a atteint 125,9 millions de dollars au troisième trimestre contre 144,6 millions à la même époque en 2013. Le chiffre d’affaires annuel devrait reculer de
9 % par rapport à 2013.

« Nous lançons aujourd’hui un plan global de croissance pour remettre l’entreprise sur la bonne voie », a expliqué le PDG.

SodaStream emploie plus de 2 000 personnes sur une vingtaine de sites en Australie, en Chine, en Allemagne, en Afrique du Sud, en Israël et en Cisjordanie.

Le groupe a annoncé en 2012 vouloir construire une nouvelle usine dans le désert du Néguev, dans le sud d’Israël.