Une écrasante majorité, 92 %, des Palestiniens vivant dans la bande de Gaza est en faveur d’un cessez-le-feu à long terme entre Israël et le Hamas, et 72 % des Palestiniens espèrent que leurs dirigeants vont travailler pour parvenir à un accord de paix durable avec l’Etat juif, selon un nouveau sondage.

Vingt-cinq % des sondés palestiniens répondant à une enquête du Interdisciplinary Center [Centre interdisciplinaire] de Herzliya sur le point de vue des Gazouis à l’égard de l’opération Bordure protectrice ont déclaré que le Hamas a gagné le conflit.

Huit pour cent ont affirmé qu’Israël est le vainqueur, 14 % pense que c’est un match nul, et 46 % ont déclaré que les deux parties avaient perdu. Soixante-sept % ont déclaré que le Hamas n’était pas à blâmer pour la destruction de la bande de Gaza, et environ 68 % ont affirmé qu’ils préféreraient la reconstruction de la bande de Gaza plutôt que la possibilité de réarmer les factions militantes sur place.

Le sondage a été réalisé par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 525 sondés âgés de 18 ans et plus. Le professeur Alex Mintz, à la tête de Interdisciplinary Center’s Institute for Police and Strategy [Institut du Centre interdisciplinaire de la police et de la stratégie], qui a mené l’enquête, a expliqué au Times d’Israël comment l’enquête a été conduite.

Un responsable du Hamas a déclaré jeudi que malgré le cessez-le feu de 72 heures et les négociations pour une trêve à long terme, la guerre avec Israël n’est pas encore finie et que l’organisation continuerait les combats jusqu’à ce que toutes ses demandes soient satisfaites.

Le porte-parole Mouchir al-Masri a fait ces déclarations lors d’un rassemblement pro-Hamas dans la bande de Gaza, où une foule composée d’environ de deux mille personnes étaient présentes.

Dans un communiqué publié jeudi soir, l’aile militaire du Hamas a menacé de reprendre les tirs de roquettes à 8 h le vendredi matin si le blocus de Gaza n’est pas été levé d’ici là.

Les responsables israéliens ont déclaré qu’Israël était prêt à répondre dans le cas d’une reprise des attaques, et qu’il prenait les menaces du Hamas au sérieux, selon la Deuxième chaîne jeudi soir.

Mercredi, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont présenté à Israël un plan de réhabilitation de la bande de Gaza. Ce plan appelle à la démilitarisation de l’enclave palestinienne et dans le même temps exige qu’Israël assouplisse le blocus sur l’enclave côtière

Ce plan appelle aussi à la ré-instauration de l’autorité de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, à Gaza.

Il évoque aussi la possibilité du retour de la mission de l’Union européenne d’assistance à la frontière, ou EUBAM, au point du passage transfrontalier de Rafah vers l’Egypte pour accompagner la garde présidentielle palestinienne, selon Haaretz. L’Autorité palestinienne d’Abbas a été violement évincée par le Hamas quand ce dernier a pris le contrôle de Gaza en 2007.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi soir qu’Israël coopérait avec l’Autorité palestinienne pour le futur de Gaza. Il affirmé qu’Israël est « préparé à les voir jouer un rôle [important] » mais il a refusé d’en dire plus.

On doit empêcher le Hamas de se réarmer dans le cadre d’une démilitarisation générale de Gaza, déclare Netanyahu. « C’est la seule manière de s’assurer que ce conflit ne se répètera pas ».