Spacecom, l’opérateur de satellite israélien, a annoncé lundi que son satellite Amos-7 avait commencé à opérer depuis son orbite terrestre.

Amos-7 n’est pas un nouveau satellite, mais un AsiaSat-8 modifié que Spacecom a loué pour combler la perte d’Amos-6, une œuvre de technologie à 300 millions de dollars pièce qui a été détruite dans l’explosion en septembre du lanceur de SpaceX.

« Colocalisé avec Amos-3, Amos-7 remplace le satellite Amos-2 qui avait atteint la fin de sa vie après avoir servi nos clients pendant plus de 13 ans », a annoncé l’entreprise.

Le satellite a été déplacé avec succès à sa nouvelle position et testé. Il commencera bientôt à servir les clients de l’entreprise au Moyen Orient, en Europe, en Asie et en Afrique.

Le satellite Amos-6, le plus grand jamais fabriqué en Israël, et la fusée de SpaceX, Falcon 9, en flammes suite à une anomalie, le 1er septembre 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le satellite Amos-6, le plus grand jamais fabriqué en Israël, et la fusée de SpaceX, Falcon 9, en flammes suite à une anomalie, le 1er septembre 2016. (Crédit : capture d’écran YouTube)

La fusée Falcon 9 de SpaceX était en plein test de ravitaillement de routine pour son lancement programmé quand elle a explosé. L’explosion a été ressentie dans tout Cape Canaveral, l’installation de Floride de la NASA, et à plusieurs kilomètres de distance.

SpaceX avait ensuite indiqué que l’explosion avait été causée par une faille de l’un des trois réservoirs d’hélium, appelés COPV pour composite overwrapped pressure vessels (récipient sous pression composite), situés dans le réservoir d’oxygène liquide du deuxième étage de la fusée. Cette perte d’oxygène liquide a déclenché l’explosion du carburant.

La fusée devait mettre en orbite le satellite Amos 6, construit par les Industries aérospatiales israéliennes et possédé par Spacecom Ltd. en partenariat avec l’entreprise française Eutelsat Communications.

Il devait fonctionner pendant 16 ans, en partie pour Facebook, et apporter une connexion internet en Afrique subsaharienne, ainsi que des services de télévision pour des fournisseurs en Europe et au Moyen Orient. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, avait annoncé ce projet en juin 2015.