L’entreprise SpaceX d’Elon Musk a annoncé lundi avoir trouvé la cause de l’explosion survenue en septembre sur son terrain de lancement, qui avait détruit un satellite de communication israélien valant 300 millions de dollars.

Les fusées Falcon de l’entreprise sont clouées au sol depuis l’explosion du 1er septembre. SpaceX a déclaré dans un communiqué qu’il envisageait de reprendre les vols le 8 janvier.

Le communiqué publié sur le site internet de SpaceX affirme que l’explosion a été causée par une faille de l’un des trois réservoirs d’hélium, appelés COPV pour composite overwrapped pressure vessels (récipient sous pression composite), situés dans le réservoir d’oxygène liquide du deuxième étage de la fusée. Cette perte d’oxygène liquide a déclenché l’explosion du carburant.

L’enquête a été supervisée par l’Administration de l’aviation fédérale (FAA), l’armée de l’air américaine, la NASA, et le Conseil national de la sécurité des transports.

La fusée Falcon 9 de SpaceX était en plein test de ravitaillement de routine pour son lancement programmé quand elle a explosé. L’explosion a été ressentie dans tout Cape Canaveral, l’installation de Floride de la NASA, et à plusieurs kilomètres de distance.

La fusée devait mettre en orbite le satellite Amos 6, construit par les Industries aérospatiales israéliennes et possédé par Spacecom Ltd. en partenariat avec l’entreprise française Eutelsat Communications.

Il devait fonctionner pendant 16 ans, en partie pour Facebook, et apporter une connexion internet en Afrique subsaharienne, ainsi que des services de télévision pour des fournisseurs en Europe et au Moyen Orient. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, avait annoncé ce projet en juin 2015.