Statut de Jérusalem : vague de critiques après la décision de Trump
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Statut de Jérusalem : vague de critiques après la décision de Trump

Le Royaume-Uni "pas d'accord" ; "sérieuse préoccupation" de l'UE ; Pour le Canada, le statut de Jérusalem suspendu au règlement du conflit ; La Syrie soutient "ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne"

Vue de Jérusalem (Crédit : autorisation David Katz)
Vue de Jérusalem (Crédit : autorisation David Katz)

La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé mercredi au nom de l’Union européenne sa « sérieuse préoccupation » après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

« L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé Mme Mogherini dans un communiqué.

Le Royaume-Uni n’est « pas d’accord » avec la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, a déclaré la Première ministre britannique Theresa May dans un communiqué

« Nous ne sommes pas d’accord avec la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem comme la capitale israélienne avant un accord final sur son statut », a déclaré Mme May dans un communiqué, estimant que cette décision n’était « d’aucune aide » pour les perspectives de paix dans la région.

Le Canada a estimé mercredi que le statut de Jérusalem dépend de la résolution du conflit israélo-palestinien, une position critique de la décision du président Donald Trump de reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël.

« La question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d’un règlement général du conflit israélo-palestinien », a affirmé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.

« Nous demeurons fermement engagés envers l’objectif d’une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient qui inclut la création d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat d’Israël dans la paix et dans la sécurité », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Le gouvernement canadien, « allié indéfectible de l’Etat d’Israël », appelle l’ensemble des protagonistes au « calme » et fera son possible pour « soutenir la création de conditions nécessaires pour que les parties puissent trouver une solution ».

« Jérusalem ville sainte, unique au monde. Son futur doit être défini dans le cadre d’un processus de paix basé sur les deux Etats, Israël et Palestine », a réagi sur Twitter du chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni.

« Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères affirme que la Tunisie est « profondément préoccupée » et dénonce « une atteinte primordiale au statut juridique et historique de la ville et une violation des décisions de l’ ONU ». « Cette décision pousse à plus de tensions et représente une provocation pour les sentiments des arabes et des musulmans ».

La présidence syrienne, sur page officielle Facebook, estime que « l’avenir de Jérusalem n’est pas déterminé par un Etat ou un président mais par son histoire, sa volonté et la détermination de ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne ».

Le Premier ministre libanais Saad Hariri « rejette et dénonce cette décision et annonce aujourd’hui sa plus totale solidarité avec le peuple palestinien ».

L’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri donne sa première interview télévisée le 12 novembre 2017, huit jours après avoir annoncé sa démission (Crédit : Capture d’écran)
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