« Je n’en dirai pas plus, sinon que toutes les options restent sur la table », a déclaré à la presse le ministre du Renseignement Yuval Steinitz, employant la formule consacrée pour évoquer la possibilité d’une opération militaire contre l’Iran.

« Les contraintes diplomatiques ne nous ont jamais conduits à restreindre le droit d’Israël à se défendre », a souligné ce proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Israël mène actuellement une campagne intense contre la conclusion entre l’Iran et six grandes puissances d’un accord autorisant certaines activités nucléaires civiles iraniennes, en échange d’une garantie qu’elle ne seront pas détournées pour se doter de la bombe atomique.

L’Iran d’une part, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et l’Allemagne (P5+1) d’autre part se sont entendus pour parvenir d’abord à un accord politique avant le 31 mars et ensuite à un accord global avant le 1er juillet.

Israël se considère comme une cible potentielle si la République islamique venait à se doter d’une bombe atomique.

Le Premier ministre israélien ne cesse de répéter que l’Iran est déterminé à détruire Israël et qu’en l’état actuel, les négociations conduites avec l’Iran laisseraient à ce dernier la capacité de produire un engin nucléaire en quelques mois.

L’Iran n’a montré au cours des pourparlers que très peu ou pas du tout de souplesse sur des questions aussi essentielles que l’enrichissement d’uranium ou le sort du réacteur à eau lourde d’Arak, et de l’usine de Fordo, second plus grand site d’enrichissement iranien, a estimé le ministre israélien du Renseignement.

« Cet accord reste plein de failles », a-t-il affirmé.

« Si accord il y a d’ici à fin mars, cela voudra dire accord sans progrès significatif de la part de l’Iran ».

Israël est considéré comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient et n’a pas signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).