Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées dimanche dans un attentat à la voiture piégée contre un hôpital à la frontière syro-turque, a indiqué une ONG.

Un adolescent et un médecin travaillant avec les groupes rebelles ont été tués dans un attentat à la voiture piégée dans le parking de l’hôpital Orient, près de la ville d’Atmé, tenue par les rebelles, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Un responsable turc a confirmé l’attaque, indiquant que dix personnes avaient été hospitalisées dans la ville turque de Reyhanli.

« Tout le monde en accuse l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) », a déclaré à l’AFP un militant sous couvert d’anonymat.

Les rebelles mènent la guerre contre l’EIIL, un groupe djihadiste qu’ils accusent d’être de connivence avec le régime syrien.

Plusieurs coalitions de rebelles syriens, excédés par les exactions attribuées aux djihadistes de l’EIIL et par les velléités hégémoniques de ce groupe, ont lancé début janvier une offensive contre ce groupe dans les zones contrôlées par la rébellion dans le nord de la Syrie.

Depuis janvier, l’EIIL a mené une douzaine d’attaques visant les zones tenues par les rebelles.

« L’hôpital Orient soigne les combattants (rebelles) et les civils. Il est considéré comme l’un des meilleurs hôpitaux dans le nord de la Syrie », a ajouté le militant qui a parlé à l’AFP via Internet.

Ailleurs, dans le pays dévasté par la guerre, l’aviation du régime a continué de mener des raids contre les régions tenues par les rebelles comme à Deir Ezzor (est), a indiqué l’OSDH.

Sur le terrain, sept rebelles ont été tués lors de combats contre les forces du régime près de l’aéroport militaire de Deir Ezzor, selon l’OSDH.

Ces attaques interviennent au lendemain, d’un raid aérien visant Cheikh Issa dans la province d’Alep (nord), qui a fait au moins quatre morts, dont deux enfants, ajoute l’OSDH.

A Damas, deux obus de mortier ont touché la place des Abbassides, sans faire de victimes, a ajouté l’ONG qui s’appuie sur un large réseau de médecins et de militants.

Selon un récent bilan de l’OSDH, plus de 140 000 personnes ont été tuées en Syrie en presque trois ans d’un conflit complexe et dévastateur qui a en outre poussé des millions de Syriens à fuir leur foyer.