Les premiers bus et ambulances transportant des blessés et des civils ont quitté jeudi en début d’après-midi les quartiers rebelles d’Alep, deuxième ville de Syrie, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les véhicules, transportant essentiellement des blessés et leurs familles, sont partis du quartier d’Al-Amiriyah et se sont rendus dans celui de Ramoussa, aux mains du régime, en vue de se diriger vers l’ouest de la province d’Alep, contrôlée par les insurgés.

Le convoi avançait très lentement. Il était ouvert par des véhicules du Comité international de la Croix-rouge (CICR) et du Croissant rouge syrien avec leur drapeaux, suivi par 13 ambulances et 20 d’autobus verts, selon la journaliste de l’AFP.

« Ils vont se diriger vers la province d’Alep », a indiqué à l’AFP Ingy Sedky, la porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Syrie.

Jeudi, un haut responsable de l’armée syrienne avait indiqué qu’un nouvel accord avait été trouvé pour permettre l’évacuation des rebelles d’Alep, au lendemain d’une initiative similaire ayant échoué.

Des Syriens quittent un quartier d'Alep tenu par les rebelles pour la partie sous contrôle gouvernementale pendant une opération des forces du gouvernement syrien pour reprendre la ville assiégée, le 13 décembre 2016. (Crédit : Karam al-Masri/AFP)

Des Syriens quittent un quartier d’Alep tenu par les rebelles pour la partie sous contrôle gouvernementale pendant une opération des forces du gouvernement syrien pour reprendre la ville assiégée, le 13 décembre 2016. (Crédit : Karam al-Masri/AFP)

« Un accord a été trouvé pour faire sortir les rebelles [d’Alep], les préparatifs sont en cours », a précisé le responsable militaire.

Des préparatifs étaient également en cours pour permettre l’évacuation de blessés et de civils par le sud d’Alep, a indiqué à l’AFP un haut responsable rebelle. Cette évacuation de civils n’a pas été confirmée par le responsable militaire.

« Les évacuations se feront du quartier de Ramoussa », un quartier dans la périphérie sud d’Alep, a indiqué à l’AFP un responsable rebelle du puissant groupe islamiste Ahrar al-Cham, en charge des négociations, Al-Farouk Abou Bakr.

« Le premier contingent concerne les blessés et les civils », a-t-il souligné, précisant que les rebelles viendront après « le premier ou le deuxième contingent ».

Une initiative similaire avait échoué mercredi, malgré un accord conclu sous la houlette de la Russie, allié du régime, et de la Turquie, parrain des insurgés, avant qu’Alep ne connaisse une nouvelle flambée de violence.

« Nous sommes en train de préparer le premier contingent qui concerne des civils blessés, leurs proches, et d’autres civils », a indiqué à l’AFP Ahmad Al-Dbis, à la tête d’une unité de médecins et de volontaires qui coordonnent les évacuations.

Quelque 200 personnes doivent être évacuées pour ce premier contingent, a-t-il souligné, joint au téléphone par l’AFP dans les territoires rebelles dans l’ouest de la province d’Alep.

« Les gens sont en train de monter dans les bus maintenant », a-t-il assuré.

Le président français François Hollande (au centre) après avoir dévoilé une plaque commémorative devant le café Comptoir Voltaire sur le Boulevard Voltaire à Paris, le 13 novembre 2016. (Crédit : Pool/Christophe Petit Tesson)

Le président français François Hollande (au centre) après avoir dévoilé une plaque commémorative devant le café Comptoir Voltaire sur le Boulevard Voltaire à Paris, le 13 novembre 2016. (Crédit : Pool/Christophe Petit Tesson)

Le président français François Hollande a condamné jeudi le rôle endossé par la Russie dans le siège d’Alep. Selon lui, Moscou n’a pas tenu sa promesse d’aider les civils pris en siège.

« La Russie prend des engagements qu’elle ne tient pas. Il y a un moment où il faut répondre de ses actes », a déclaré Hollande aux journalistes à son arrivée à un sommet de l’Union européenne.