Le Pentagone a reconnu mardi que les forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis qui ont attaqué mardi des positions de l’Etat islamique (EI) en Syrie ont également frappé un groupe d’al-Qaïda dans ce pays.

Outre les raids aériens contre les positions des jihadistes de l’EI, les premières en Syrie, les avions américains ont également attaqué le refuge du groupe Kharasan, composé de vétérans d’al-Qaïda, a reconnu le Pentagone dans un communiqué.

Les Etats-Unis espèrent ainsi avoir « empêché la préparation d’attaques imminentes contre les intérêts américains et occidentaux, menée par un réseau composé de vétérans aguerris d’Al-Qaïda – un réseau parfois appelé groupe Khorassan – qui a trouvé refuge en Syrie où ils peut tranquillement préparer des attaques ou attentats, construire et tester des engins explosifs, et recruter des Occidentaux pour mener ces attaques », précise le communiqué du Pentagone.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) avait révélé auparavant qu’outre les attaques contre l’EI, les forces américaines avaient également attaqué des positions du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda classée comme organisation « terroriste » par Washington.

Le groupe Khorasan est lié au Front al-Nostra.

Les frappes contre l’EI ont été menées « au moyen d’avions de chasse, de bombardiers et de missiles Tomahawk » tirés de navires en mer Rouge et dans le Golfe. Cinq « nations partenaires » moyen-orientales – Jordanie, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Emirats arabes unis – « ont participé ou appuyé » ces frappes. La Jordanie a confirmé sa participation.