Le président Bachar al-Assad a affiché mardi son appui aux concertations en cours à Genève pour régler la crise syrienne en recevant à Damas leur maitre d’œuvre, l’émissaire spécial de l’ONU Staffan de Mistura.

« L’émissaire de l’ONU a expliqué à Assad la teneur des pourparlers qu’il mène à Genève avec plusieurs parties syriennes et les deux hommes se sont mis d’accord sur la poursuite des concertations pour trouver une solution politique à la crise en Syrie », a affirmé l’agence officielle Sana.

M. de Mistura, qui mène depuis le 5 mai des « consultations séparées » avec les protagonistes du conflit syrien, a récemment annoncé qu’il allait poursuivre ces entretiens en juillet.

Des représentants du gouvernement et de la Coalition de l’opposition en exil, ainsi qu’un multitude de représentants et ambassadeurs des parties invitées, dont l’Iran, des experts et des représentants de la société civile ont participé à ces consultations qui devaient durer initialement quatre à six semaines.

Au cours de leur entretien, le quatrième depuis la nomination de M. De Mistura il y a près d’un an, le président Assad a déclaré que « le silence encourage les terroristes à poursuivre leurs crimes et le monde entier doit prendre conscience de la menace que constitue ce terrorisme sur la sécurité et la stabilité du monde ».

Dans la phraséologie du régime « terroriste » désigne tous les insurgés qu’il s’agisse des modérés, des islamistes ou des djihadistes et les pays visés sont la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite qui soutiennent la rébellion.

L’entretien a également porté sur le pilonnage par les rebelles des quartiers tenus par le gouvernement à Alep (nord), selon Sana.

M. de Mistura a condamné le bombardement qui a fait au moins 34 personnes, dont 12 enfants, dans les quartiers loyalistes d’Alep, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Les forces gouvernementales bombardent régulièrement les quartiers rebelles avec ces barils d’explosif extrêmement dangereux et dont l’usage est dénoncé par la communauté internationale.

Depuis juillet 2012, Alep est divisée entre les quartiers est, sous contrôle rebelle, et l’ouest, resté aux mains du régime.