Des avions russes ont bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi des cibles du groupe Etat islamique (EI) à Al-Bab, bastion jihadiste que des rebelles syriens appuyés par Ankara tentent de prendre, a rapporté l’agence de presse turque Dogan.

L’annonce de ces bombardements russes, les premiers connus sur Al-Bab, survient peu après celle d’un accord de cessez-le-feu imminent en Syrie négocié par Moscou et Ankara.

Il n’était pas clair dans l’immédiat si ces bombardements avaient été menés en coordination entre la Russie et la Turquie, qui a accusé cette semaine la coalition anti-jihadiste menée par les Etats-Unis de ne pas appuyer ses opérations en Syrie.

Les frappes se sont produites dans le secteur sud de la ville, a précisé Dogan, qui cite des sources militaires.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a indiqué à l’AFP que « des bombardements probablement russes ont frappé Al-Bab ces deux derniers jours en soutien à l’opération turque. »

Des rebelles syriens appuyés par l’armée turque tentent depuis plusieurs semaines d’enlever à l’EI son bastion syrien d’Al-Bab, où les forces d’Ankara ont essuyé la semaine dernière de lourdes pertes.

Seize soldats turcs y ont été tués par les jihadistes la semaine dernière, la plus meurtrière pour l’armée turque depuis le déclenchement en août de son offensive dans le nord de la Syrie visant à la fois l’EI et des milices kurdes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré samedi que la bataille pour reprendre Al-Bab était « presque finie ». Il a répété que les forces turques se dirigeraient ensuite vers la ville de Minbej, à l’est, où se trouvent des milices kurdes soutenues par Washington contre l’EI.

Le soutien des Etats-Unis aux milices kurdes en Syrie en lutte contre l’EI a suscité la colère d’Ankara, qui considère ces groupes comme des organisations « terroristes » proches de la rébellion kurde en Turquie.