De violents bombardements secouaient mercredi la ville syrienne, avec notamment des frappes d’artillerie du régime contre la dernière poche rebelle, a constaté le correspondant de l’AFP sur place.

Le journaliste en secteur rebelle a vu un tank du régime tirer violemment en direction de la poignée de quartiers encore tenus par les insurgés à Alep, où un accord d’évacuation de civils et de combattants anti-régime a été suspendu.

Il a également vu des civils blessés autour de lui et d’autres bloqués dans les immeubles.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a fait état de « dizaines d’obus tirés sur les quartiers tenus par les rebelles ». « Ces derniers ont riposté en tirant au moins huit obus sur les zones gouvernementales ».

« Il y a des victimes mais pas de bilan pour l’instant », a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmanen, directeur de l’OSDH.

« En plus des violents bombardements, il y a de très violents combats en cours sur les lignes de démarcation » a-t-il précisé.

Les civils syriens marchant vers un poste de contrôle tenu par les forces pro-gouvernementales, au rond-point de la rue Al-Hawoz, après avoir quitté les quartiers de l'est d'Alep le 10 décembre 2016 (Crédit : George Ourfalian/AFP)

Les civils syriens marchant vers un poste de contrôle tenu par les forces pro-gouvernementales, au rond-point de la rue Al-Hawoz, après avoir quitté les quartiers de l’est d’Alep le 10 décembre 2016 (Crédit : George Ourfalian/AFP)

Cette flambée de violences intervient alors que les espoirs d’une évacuation rapide de milliers de civils affamés et assiégés dans le réduit rebelle ont été douchés.

L’allié russe du président Bashar al-Assad a accusé les rebelles d’avoir déclenché les hostilités, alors que le parrain de l’opposition, la Turquie, a blâmé les troupes du régime et leurs alliés.

L’accord d’évacuation aurait permis surtout à des milliers de civils et de rebelles de quitter les dernières poches insurgées de la ville septentrionale, où ils étaient assiégés pendant plus de quatre mois par l’armée et manquaient de tout.