Des F-16 de l’armée des Emirats arabes unis ont bombardé des sites pétroliers contrôlés par le groupe Etat islamique (EI) qui sévit en Syrie et en Irak, a rapporté lundi l’agence officielle Wam.

Les F-16 émiratis, stationnés en Jordanie, ont mené « les 10 et 12 février, des frappes efficaces et meurtrières sur des positions du groupe » djihadiste, a indiqué l’agence.

« Les appareils ont visé des raffineries de pétrole contrôlées par Daech (EI) pour assécher les sources de financement de se groupe », a-t-elle poursuivi, sans préciser la localisation exacte de ces raffineries.

Un rapport de l’ONU avait évalué en novembre de 850 000 à 1,65 million de dollars les revenus tirés chaque jour par l’EI de la vente du pétrole à des intermédiaires privés, qui sont à la tête d’une flotte de camions citerne.

Mardi, les Emirats avaient annoncé avoir repris les raids contre l’EI dans le cadre de la coalition internationale après les avoir interrompus fin décembre à la suite de la capture d’un pilote jordanien par cette organisation jihadiste.

La suspension des opérations aériennes émiraties était intervenue après un différend entre Abou Dhabi et Washington sur les moyens et modalités d’éventuelles opérations de sauvetage des pilotes servant la coalition antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis.

Le 7 février, les Emirats avaient annoncé l’envoi d’un escadron de F-16 en Jordanie pour soutenir ce pays « frère » dans les frappes contre l’EI.