Un responsable israélien a démenti jeudi les informations selon lesquelles la Russie avait rejeté la demande de Jérusalem pour s’assurer que les forces iraniennes et les militants chiites soutenus par l’Iran ne soient pas autoriser à opérer à moins de 60 à 80 kilomètres de la frontière syrienne avec Israël dans le plateau du Golan.

La demande a d’abord été présentée par Israël en juillet, lorsque des négociations étaient en cours pour un accord de cessez-le-feu dans le sud de la Syrie entre le président Bashar el-Assad et les rebelles syriens, sous les auspices de Washington et de Moscou.

Le mois dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le président russe Vladimir Poutine à la station balnéaire de Sotchi, dans la mer Noire, pour discuter de l’enracinement de l’Iran et des forces soutenues par l’Iran en Syrie et pour présenter la position d’Israël.

« Israël est satisfait des discussions à Sotchi », a déclaré le responsable, qui a souhaité garder l’anonymat.

Le président russe Vladimir poutine, à gauche, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant leur réunion à Sotchi, le 23 août 2017. (Crédit : Alexey Nikolsky/Sputnik/AFP)

Le président russe Vladimir poutine, à gauche, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu avant leur réunion à Sotchi, le 23 août 2017. (Crédit : Alexey Nikolsky/Sputnik/AFP)

Selon la Deuxième chaîne et le journal Haaretz, la Russie aurait rejeté la demande de Netanyahu, en ne s’engageant qu’à maintenir les forces iraniennes à cinq kilomètres de la frontière du plateau du Golan.

Israël a exprimé le souhait d’obtenir une zone tampon entre 60 et 80 kilomètres de la frontière dans le plateau du Golan, mettant en garde à plusieurs reprises sur les ambitions militaires iraniennes dans la région et une présence iranienne accrue à la frontière dans le nord d’Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait dit qu’il s’opposait à l’accord car il ne répondait pas suffisamment aux besoins de sécurité d’Israël.