Le régime du président Bachar al-Assad a utilisé des armes chimiques dans deux attaques menées contre Damas il y a 10 jours, affirme lundi un haut responsable israélien de la Défense.

Selon ce dernier, des armes non létales ont été utilisées pour neutraliser les rebelles.

Et de préciser que ces deux opérations militaires auraient été menées le 27 mars dans le quartier Harasta de Damas. L’effet de ces produits chimiques aurait duré plusieurs heures.

Toujours selon le responsable israélien, le composé utilisé lors des attaques en question ne figure pas sur la liste des produits chimiques auxquels la Syrie s’est engagée à renoncer lors de la signature d’un accord en septembre 2013 sur le non-usage d’armes chimiques.

Ces propos viennent corroborer les déclarations des opposants syriens, qui soutenaient le mois dernier que les loyalistes du président syrien Bachar al-Assad ont utilisé des agents chimiques dans des attaques.

Selon le ministre de la Défense Moshe Yaalon, 60 % des armes chimiques ont été sorties du pays ces derniers mois, conformément à l’accord.

Et d’assurer que l’Etat hébreu suivait de près la question. Motif : s’assurer qu’aucun des agents chimiques ne soient transférés vers le Hezbollah.

Les services de renseignements israéliens ont révélé l’utilisation d’armes chimiques l’an dernier par le régime syrien.

L’analyste du renseignement militaire de l’armée israélienne Itai Brun, a donné une conférence en avril 2013, au cours de laquelle il a accusé publiquement Assad d’avoir fait usage de gaz neurotoxique contre les forces rebelles : « D’après nos renseignements, c’est le régime qui a bien utilisé des armes chimiques mortelles », a-t-il lancé à l’époque. Et de préciser que l’armée israélienne a conclu qu’il s’agissait de gaz sarin.

Toujours selon lui, cet agent chimique aurait été utilisé à plusieurs reprises, y compris lors d’une attaque datant du 19 mars 2013.

Des déclarations dans un premier temps investiguées, avant d’être avalisées par les autorités américaines.
La communauté internationale, sous le choc suite à une attaque chimique lancée par les forces d’Assad en août 2013 près de Damas, et qui avait causé la mort de centaines de personnes, prévoit d’éliminer 1300 tonnes de produits chimiques d’ici le 30 juin.