Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, en visite mardi à Ryad, a demandé que les négociations de paix sur la Syrie reprennent le plus rapidement possible « sous l’égide des Nations unies ».

Il a fait cette déclaration avant que Mohammad Allouche, le chef de la délégation rebelle à Astana, n’accuse le régime syrien et l’Iran d’être responsables de l’absence de « progrès tangible » dans les pourparlers qui se sont tenus lundi et mardi au Kazakhstan.

« Aujourd’hui, il y a une réunion à Astana. Nous avons souhaité son succès, au moins sur un point prioritaire qui est la cessation effective des hostilités », a dit M. Ayrault lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir.

« Ce que nous revendiquons, c’est que les négociations à Genève reprennent le plus vite possible, dans le cadre des Nations unies et sous l’égide des Nations unies », a dit le chef de la diplomatie française.

Les parrains des pourparlers d’Astana, la Russie, la Turquie et l’Iran, ont convenu mardi de la création d’un mécanisme de mise en oeuvre et de surveillance du cessez-le-feu en Syrie après deux jours de négociations entre rebelles et émissaires de Bachar al-Assad.

Les négociations de lundi et mardi étaient destinées en principe à servir de base à des pourparlers sous l’égide de l’ONU à Genève le 8 février.

La France et l’Arabie saoudite soutiennent les groupes rebelles en Syrie comme la Turquie, alors que l’Iran et la Russie soutiennent le président Assad.