Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont repris jeudi des secteurs perdus quelques heures plus tôt dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Des combats se poursuivaient entre l’EI d’une part et des combattants palestiniens proches du Hamas soutenus par des rebelles islamistes syriens, a affirmé l’OSDH. « L’EI enregistre une nouvelle avancée dans le camp », selon l’ONG.

L’OSDH avait rapporté dans la journée que les combattants palestiniens aidés de groupes rebelles avaient repris les secteurs du camp Yarmouk à Damas dont s’étaient emparés la veille les jihadistes de l’EI.

Le camp de réfugiés palestiniens, qui compte encore quelque 18.000 habitants, est situé dans le sud de Damas, à environ 7 km du centre de la capitale.

« Les groupes armés ont lancé une contre-offensive et ont réussi à reprendre tous les secteurs que l’EI avait conquis », avait indiqué l’ONG dans la matinée.

M. Anouar Abdel Hadi, un responsable de l’OLP à Damas, avait confirmé que les jihadistes avaient été repoussés « à la périphérie » du camp par les groupes palestiniens dont celui des Aknaf Beit al-Maqdess, proche du mouvement islamiste Hamas. Selon lui, six personnes ont été tuées et 17 blessés dans les affrontements.

Selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, le ministère des Affaires étrangères a envoyé un message au Conseil de sécurité de l’ONU l’appelant à « une intervention d’urgence pour faire pression sur l’Arabie saoudite, le Qatar, Israël et la Jordanie qui financent, parrainent et soutiennent les terroristes pour les faire sortir du camp et protéger les civils palestiniens ».

La télévision syrienne a fait état d’une lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU et au président du Conseil « sur l’entrée au camp de Yarmouk de centaines de terroristes de Daech en collusion avec le Front Al-Nosra », branche syrienne d’Al-Qaïda.

En février 2014, des groupes rebelles syriens s’étaient retirés du camp à l’issue d’un accord avec les groupes armés palestiniens anti-régime. L’armée a ensuite assiégé le camp où les habitants ont souffert de pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments.