La distribution de nourriture dans le camp de réfugiés palestinien de Yarmouk, à Damas, assiégé par l’armée, a pu reprendre mardi après plus de deux semaines d’interruption, a indiqué le porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

« Après un arrêt de plus de deux semaines, l’Unrwa a pu reprendre sa distribution de nourriture au camp de réfugié palestinien de Yarmouk aujourd’hui », a indiqué dans un communiqué Chris Gunness, faisant état de 465 paquets de nourriture distribués dans la journée.

« Nous avons aussi livré aujourd’hui, via la société du Croix-Rouge palestinien 2 000 doses de vaccins contre la polio et 800 cartons de lait en poudre pour les bébés », a-t-il ajouté.

« Nous comptons distribuer demain si la situation sécuritaire le permet », a indiqué M. Gunness.

Depuis le 18 janvier, l’Unrwa a délivré 8 173 paquets de nourriture à Yarmouk où vivent environ quelque 18 000 Palestiniens et quelques milliers de Syriens, selon lui.

Un paquet permet à une famille de cinq à huit membres d’avoir une base de nourriture pour 10 jours.

L’armée syrienne utilise la faim comme « arme de guerre », en particulier dans le siège de Yarmouk, avait dénoncé la semaine dernière Amnesty International.

Près de 200 personnes sont mortes de privations, dont 128 de faim, depuis que l’armée a renforcé le siège du camp en juillet 2013, bloquant l’entrée de la nourriture et des médicaments pour des milliers de civils, selon Amnesty.

L’armée syrienne assiège Yarmouk, dans le sud de Damas, pour tenter d’en déloger des combattants rebelles, et a transformé ce quartier de 170 000 habitants en un champ de bataille où 20 000 civils sont toujours piégés