Militer pour le véganisme et le droit des animaux dans un pays en guerre n’est-il pas un peu futile ? se demande Paris-Match qui consacre un grand papier au phénomène devenu prépondérant en Israël.

Non, répond Sarbal Baloutine: « Les animaux n’ont pas à attendre la résolution du conflit ! ». Ce « jeune quadra, activiste arabe israélien de Haïfa et adepte du régime depuis  2008, a publié un essai en arabe en 2012 sur la question ». Il a même créé « le néologisme arabe qui qualifie le véganisme : khudriya. »

Un adepte du véganisme « ne mange aucun animal ni aucun produit issu de l’exploitation animale, c’est-à-dire pas de viande ni de poisson, pas de lait, d’œufs, de miel ». Certains ne portent pas non plus de cuir, ni de laine.

En 2012, Sasha Boojor, déçu des autres formes de militantisme, décide de donner au combat végan un peu plus de visibilité et emploie les grands moyens : au centre de la place Rabin, à demi-nu, il se fait marquer au fer rouge, jeter à terre puis enchaîné par « deux molosses cagoulés ». Sur son bras figurent, désormais à vie, ces trois chiffres : 2, 6, et 9.

Il ne s’arrête pas là : « distribution de poussins morts et projection de faux sang sur les bureaux des employés d’une ferme avicole ou diffusion de sons enregistrés dans des abattoirs au milieu d’un centre commercial bondé ». Son association est désormais présente dans une vingtaine de pays.

Depuis 2012, le véganisme a gagné en popularité en Israël. Un changement qui s’apprécie aussi à table, et les restaurateurs se démènent pour que leurs plats concurrencent la cuisine à base de viande. Avec succès apparemment.

Aujourd’hui Tel Aviv est considérée par The Independent comme une des 10 villes les plus vegan-friendly au monde. Une grande vegan-fest y sera organisée en septembre prochain.