L’Union européenne a appelé jeudi Israël et les Palestiniens à « une désescalade », alors que le mont du Temple a été fermé, aggravant les tensions à Jérusalem.

« L’UE est très préoccupée par ce que l’on voit sur le terrain (et) condamne tous les actes de violence et (…) continue d’encourager toutes les parties à faire tout ce qui est nécessaire pour atténuer les tensions », a déclaré Maja Kocijancic, porte-parole du service diplomatique européen.

« Une désescalade est nécessaire pour revenir à une négociation », seul moyen selon l’UE de « résoudre les questions restées ouvertes » pour arriver à « une solution basée sur deux Etats indépendants », a-t-elle ajouté.

Israël a pris la décision rarissime jeudi de fermer le site à Jérusalem, devant une nouvelle escalade des tensions consécutive à une attaque ayant blessé une figure ultra-nationaliste juive et la mort d’un Palestinien soupçonné d’en avoir été l’auteur.

La décision de fermer le site, est sans précédent depuis 1967, a affirmé à l’AFP la fondation qui gère les lieux.

Elle a été qualifiée de « déclaration de guerre » par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, alors que Jérusalem-Est est en proie depuis quelques mois à des troubles de plus en plus violents qui ont fait craindre une troisième intifada.

Par ailleurs, Mme Kocijancic n’a pas commenté directement la décision de la Suède de reconnaître l’Etat palestinien, rappelant que l’UE soutenait la création d’un « Etat palestinien démocratique et viable vivant côte à côte » avec Israël.

« L’UE a indiqué par le passé qu’elle reconnaîtrait un Etat palestinien quand elle l’estimera approprié, mais la reconnaissance est une compétence propre à chaque Etat membre », a-t-elle souligné.