Le géant pharmaceutique israélien Teva a proposé d’acheter Mylan contre 40,1 milliards de dollars en cash et en actions.
 
L’éventuelle fusion se traduirait par un empire développant des médicaments génériques qui concurrencerait des rivaux tels que Sun Pharma.

Selon Bloomberg, la société Mylan basée en Pennsylvanie « dit fabriquer environ un médicament prescrit aux Américains sur 11 ».

Teva Pharmaceutical Industries Ltd., une société israélienne basée à Petah Tikva, s’est developpée jusqu’à devenir le grand producteur mondial de médicaments génériques.

Elle a proposé de payer 82 dollars par action pour Mylan, soit une prime de 21 % par rapport au cours de clôture de lundi qui était de 68,05 dollars et une prime de 48,3 % par rapport au cours du 10 mai, « qui était le dernier jour de bourse avant la divulgation d’une eventuelle transaction entre Teva et Mylan »,comme l’a écrit mardi le PDG de Teva, Erez Vigodman, dans une lettre adressée au président exécutif de Mylan, Robert Coury.
 
Selon le Wall Street Journal, l’accord proposé créérait « le plus grand fabricant de médicaments génériques au monde par les ventes. Teva a estimé qu’un tel accord pourrait générer environ 2 milliards de dollars d’économies de coûts et d’impôts ».

Au début du mois, Mylan NV avait proposé d’acheter le fabricant de médicaments et d’ingrédients génériques Perrigo pour environ 28,9 milliards de dollars, apparemment dans une tentative pour contrecarrer l’offre de Teva.

Mylan a publié la semaine dernière un communiqué disant que la direction est fermement opposée à l’offre de Teva et exprimant des doutes que les régulateurs approuverent une telle transaction.

Mais Teva a dit mardi que sa proposition est plus attrayante pour les actionnaires de Mylan. « La société combinée aurait un profil financier amélioré, créant la possibilité de désendettement rapide et de financement d’une croissance future, » a écrit Vigodman dans sa lettre à Coury.
 
La transaction offrirait aux actionnaires de Mylan « une prime significative, une rétribution importante et immédiate et des liquidités », entre autres avantages.

Vigodman a également rejeté les préoccupations de Mylan concernant un rejet de la transaction par les régulateurs.

« Nous, ainsi que nos conseillers, avons soigneusement étudié les aspects réglementaires d’une fusion de Teva et Mylan, et sommes confiants que nous serons en mesure de structurer une transaction qui ne contiendrait pas d’entraves à la conclusion et que les cessions nécessaires pour obtenir les autorisations réglementaires peuvent être fixées et rapidement mises en œuvre », a-t-il écrit.

L’offre de Teva est subordonnée à ce que Mylan ne conclue pas le projet d’accord avec Perrigo, a encore précisé la sociéte.