Le spécialiste israélien des médicaments génériques Teva, secoué sur les marchés après une année difficile, s’apprête à licencier des milliers d’employés en Israël et aux Etats-Unis, rapporte jeudi un grand quotidien israélien d’informations économiques.

Le groupe, basé en Israël mais coté à New York, s’apprête à licencier 25 % de ses 6 860 employés en Israël ainsi que plus de 10 % de ses 10 000 employés aux Etats-Unis, indique le Calcalist, sans citer ses sources.

Des suppressions de postes seraient également prévues en Europe, où Teva emploie plus de 24 000 personnes, mais à une échelle moindre.

Contacté par l’AFP, le porte-parole de Teva a dit ne « pas vouloir commenter des rumeurs de marché ».

Les lettres de licenciement partiront dans les prochaines semaines, selon le journal Calcalist.

Kåre Schultz de Teva. (Autorisation)

Kare Schultz, le nouveau PDG danois du groupe, prépare les détails de la restructuration avec les équipes de direction en Israël et aux Etats-Unis, ajoute le journal.

Le responsable de la recherche et développement de Teva, Michael Hayden, ferait partie des personnes remerciées.

Le groupe a de nouveau abaissé ses prévisions annuelles début novembre, conséquence de ventes plus faibles que prévu sur le marché américain des génériques et du déclin des ventes de son médicament phare, Copaxone, contre la sclérose en plaques.

En août, le groupe avait annoncé la fermeture ou la cession de six usines cette année et neuf l’an prochain, et la réduction d’ici la fin 2017 d’environ 7 000 postes.

Les analystes avaient cependant estimé que ces mesures de restructuration seraient insuffisantes pour compenser les pressions de la concurrence dans le domaine des médicaments génériques.

L’action TEVA a clôturé en hausse de 4,61% jeudi à la bourse de Tel-Aviv.