Messieurs les ministres, Monsieur le président de la commission,

Je suis dentiste depuis 15 ans ; Je suis originaire de France mais j’ai étudié à l’Université hébraïque de Jérusalem. Je suis également directeur de recherche et maître de conférences à la faculté de médecine à Tel-Aviv. Je connais donc de près le milieu académique en Israel et en France. Depuis deux ans, je suis le président de l’organisation des dentistes francophones en Israel (EFI).

Pendant de nombreuses années, EFI travaille avec d’autres organisations, y compris le Conseil des Olims, Qualita, le CNEF, Ami, Kohelet ainsi que l’Agence juive, en collaboration avec le ministère de l’intégration et le ministère de la santé.

Nous œuvrons tous ensemble pour trouver une solution concernant l’examen de droit d’exercice (« examen d’equivalence’ ») qui bloque autant de dentistes dans leur volonté d’Alyah. Depuis de nombreuses années, nous informons des centaines de dentistes francais, nous aidons des dizaines de candidats à l’Alyah et à l’examen d’équivalence, dans les domaines professionnel et bureaucratique.

Tous les membres du Board de EFI sont dentistes, certains ont étudié en Israël, d’autres en France et ont passé leur examen d’équivalence. Tous sont bénévoles et nous représentons les intérêts des dentistes français sur la question du jour.

Au cours des années, nous avons étudié les obstacles juridiques et politiques à l’évolution de la situation existante et nous avons depuis 2 ans rédigé un projet de loi qui tient compte de toutes ces considérations.

D’une part, nous connaissons de près le niveau académique des étudiants en France et en Israël et nous soutenons toutes les initiatives visant à faciliter l’Alyah de nos collègues francais.

D’autre part, nous sommes conscients de l’importance de l’examen d’equivalence pour toutes les raisons évoquées aujourd’hui : maintenir un niveau élevé de la santé dentaire en Israel face à l’arrivée de dentistes diplômés de toutes sortes d’universités dans le monde ; la problématique juridique d’accorder le droit d’exercice aux immigrants quand les étudiants israéliens sont tenus de passer l’examen etc…

Notre position n’est pas d’exiger tout ou rien, mais d’offrir un compromis réaliste qui sera acceptable pour tous.

La position de l’EFI est d’exempter les dentistes francais qui ont une expérience d’au moins 5 ans. Cette limitation devrait etre acceptables aux factions qui s’opposent a une annulation totale (notamment au sein de la profession en Israel). Nous demandons une limite de 5 ans au lieu des 10 ans cités dans la proposition de la commission se basant sur le fait qu’après 5 ans de pratique l’expérience clinique remplace la theorie pure, d’où la difficulté des praticiens expérimentés face à un examen théorique.

En ce qui concerne la période d’observation (stage) nous craignons que cela remplacera un obstacle par un autre obstacle car il n’y a pas aujourd’hui de structure existante dans ce but […]

Notre temps est court, mais il y a une autre question importante pour les dentistes immigrés de France qui après avoir obtenu leur droit d’exercice maintiennent leur exercice en France en parallèle de leur activité en Israel.

La France interdit la double activité et nous apprécierions l’aide de la commission pour résoudre ce problème, même s’il est du ressort des Affaires étrangères.

Avec nos remerciements,

Dr Yankel Gabet – Président EFI
Co-signataires EFI : Dr Hervé Roos Secrétaire Général et Dr Thierry Lasker, responsable Alyah et Kilta.