« The Eyes of a Thief » [« Les Yeux d’un voleur »], un thriller psychologique qui se passe en Cisjordanie, réalisé par le jordano-palestinien, Najwa Najjar, concourt cette année pour la nomination aux oscars pour la catégorie du Meilleur film étranger, et représente la Palestine.

L’Académie des arts et sciences du cinéma, qui présente les Oscars chaque année, est entrée dans l’histoire l’année dernière quand elle a déclaré que le film « Omar », une love story qui se passe en Cisjordanie, réalisée par Hany Abou Assad, était une production issue « de la nation de Palestine » et non pas « des territoires palestiniens » qui a toujours été la manière dont on désignait les films issus de Cisjordanie et de Gaza.

« Omar », sélectionné aux Oscars mais qui a perdu la statuette au détriment du film italien « The Great Beauty » [« La Grande Beauté »], marquait le deuxième voyage d’Abu Assad aux Oscars.

Il était aussi en compétition en 2005 pour le film « Paradise Now »
[« Paradis maintenant »] qui a été désigné comme une production des territoires palestiniens en dépit du fait qu’Abu Assad, qui est né et a grandi à Nazareth, est un citoyen israélien.

« The Eyes of a Thief », dont l’acteur principal, l’Egyptien Khaled Abol Naga, tient le rôle d’un prisonnier palestinien qui rentre chez lui après dix années passées dans une prison israélienne. Grâce à une série de flashbacks, le public apprend rapidement qu’il cache un lourd secret.

Les films palestiniens présentés à la nomination aux Oscars sont sélectionnés par le ministère de la Culture palestinienne, dont le choix s’est porté sur le film « The Eyes of a Thief » la semaine dernière.

En Israël, le film qui remporte le prix du Meilleur film aux Ophir Awards, la version israélienne des Oscars, est automatiquement sélectionné comme le film israélien proposé aux nominations pour les Oscars.

Cette année, cet honneur revient au film « Guett, le procès de Vivianne Amsalem », un film dramatique et poignant de Shlomi et Ronit Elkabetz qui dépeint les affres d’une femme juive qui supplie une cour rabbinique israélienne de lui accorder le guett [le document de divorce] que son mari refuse de lui donner.

L’Académie annoncera la liste des nominés pour la cérémonie de 2015 en janvier. La dernière nomination israélienne dans la catégorie du Meilleur film étranger date de 2011. Le film « Footnote » de Joseph Cedar avait été nominé mais n’a malheureusement pas obtenu la statuette qui a été remportée par l’œuvre iranienne d’Asgar Farhadi « A Separation ».

Aussi bien Israël que la Palestine n’a jamais gagné un Oscar dans la catégorie du Meilleur film étranger. A ce jour, Israël détient le record du pays qui a été le plus nominé – 10 fois au total – mais qui n’a jamais remporté le précieux sésame.