Les soldats de Tsahal ont commencé à voter à la veille du scrutin national pour les civils.

Le candidat Ahmad Tibi a déclaré lundi que sa nouvelle faction, dont les sondages annoncent l’obtention de 13 à 15 sièges à la Knesset, ne rejoindra pas une coalition avec le parti de l’Union sioniste d’Isaac Herzog.

Les Israéliens se dirigent aux urnes mardi, et les derniers sondages publiés la semaine dernière indiquent que près de 30 % des électeurs restent encore indécis.

Dans les dernières heures de la campagne et sous la pression de sondages défavorables, Netanyahu a donné un sévère coup de barre à droite pour mobiliser les indécis et les déçus. Ses propos contre un Etat palestinien, un acte de défi envers la communauté internationale, constituent son rejet le plus explicite d’une solution à deux Etats depuis son discours de l’université de Bar-Ilan.

Le Times of Israël a suivi pour vous les événements de cette journée précédant le jour J.

Fin du direct

Les soldats de Tsahal votent la veille du scrutin national

Des centaines de bureaux de vote ont été ouverts dans des bases militaires à travers le pays.

Deux jours avant l’élection générale, les soldats de Tsahal ont commencé à voter dimanche dans 668 bureaux de vote militaires à travers le pays.

Les bureaux de vote resteront ouverts jusqu’à mercredi sur des bases permanentes en Israël et en Cisjordanie, avec environ 165 urnes mobiles disponibles pour les soldats servant dans des unités sur le terrain, a annoncé un porte-parole de l’armée.

Les stations spécialement créés seront exploités par un comité de vote composé de soldats de services réguliers.

Les bulletins de vote à double enveloppe seront transférés à Jérusalem où ils seront comptabilisés et contrôlés.

Alors que les soldats et les autres forces de sécurité sont les premiers à voter en Israël, les diplomates et les autres employés du gouvernement vivant à l’étranger ont également voté en avance par rapport au jour de l’élection prévue mardi.

Lors de l’élection de la Knesset en 2013, un porte-parole de l’armée avait indiqué que près de 80 % de l’ensemble des soldats de Tsahal avaient exercé leur droit de vote.

Pour lire un reportage sur le vote des expatriés israéliens, cliquez ici.

Un soldat israélien vote pour les élections de 2013 (Crédit : Flash 90)

Un soldat israélien vote pour les élections de 2013 (Crédit : Flash 90)

Netanyahu met en garde contre un deuxième Hamastan

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est en tournée dans le quartier de Har Homa à Jérusalem dans un effort visant à récupérer certains votes de la droite dans sa dernière chance avant l’élection.

« La vérité est si simple et si forte – si Tzipi et Buji [Isaac Herzog] établissent le prochain gouvernement, ici sur ces collines, ‘Hamastan B’ sera établi. Nous avons empêché et nous continuons à l’en empêcher et nous nous y sommes engagés et nous allons continuer à le faire – mais ils vont céder, » a déclaré Netanyahu, cité par la radio de l’armée.

Har Homa est un quartier dans le sud-est de Jérusalem, juste à l’extérieur de la Ligne verte.

Pour lire l’interview de Netanyahu par David Horovitz, cliquez ici.

Kahlon, en mode attaque, invoque le logement

Le président de Koulanou, Moshe Kahlon, fustige les candidats des autres partis pour « s’être souvenu » de s’attaquer aux problèmes sociaux uniquement dans les derniers jours précédant les élections.

« Nous avons réussi à maintenir un programme socio-économique. Il y avait de grandes forces qui ont essayé de nous tirer à droite ou à gauche, mais nous avons persévéré – regardez ce qui se passe aujourd’hui », souligne Kahlon sur les ondes de la radio de l’armée.

« Netanyahu parle de logement, Herzog parle de logement, Lapid parle de logement, Bennett parle du coût de la vie. Il y a trois semaines, ils ne parlaient pas de ces choses-là, ils ne se souvenaient pas qu’ils [ces thèmes sociaux] existaient. »

Moshe Kahlon (Crédit : Flash 90)

Moshe Kahlon (Crédit : Flash 90)

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Zoabi en faveur d’un « projet national palestinien »

Hanin Zoabi issue de la Liste arabe unie dit qu’elle et ses collègues sont à la Knesset dans le cadre d’un projet national palestinien.

S’exprimant sur la chaîne de télévision libanaise Al Miadin, Zoabi dit que la présence dans le parlement israélien de législateurs arabes est destinée à montrer au monde qui sont les victimes dans le conflit israélo-palestinien.

« Israël veut des Arabes à la Knesset, mais seulement ceux qui accepteront leur identité israélienne ou ceux qui ont trouvé leur place dans les partis sionistes, » a affirmé Zoabi, d’après la radio militaire.

Interrogée sur les appels du public juif israélien qu’elle soit renvoyée à Gaza ou à Jénine, Zoabi rétorque : « Tout d’abord, ‘nous ne sommes pas envoyé à Gaza’. Gaza fait partie de notre patrie. Dans l’une des dernières manifestations ils ont également appelé ‘Hanin à Jénine.’ Jénine fait aussi partie de ma patrie, comme Nazareth, Haïfa et Umm el Fahem », conclut-elle.

La députée Zoabi s'adressant à la presse lors de l'audition d'appel le 17 février 2015 (Crédit :  Hadas Parush/FLASH90)

La députée Zoabi s’adressant à la presse lors de l’audition d’appel le 17 février 2015 (Crédit : Hadas Parush/FLASH90)

Pour mieux connaître la députée arabe israélienne, cliquez ici.

Tibi dément que Doha ait participé au financement du parti arabe

Le candidat de la Liste arabe unie, Ahmad Tibi, confie à Ynet que son nouveau parti ne rejoindra pas une coalition avec Isaac Herzog en raison de la « responsabilité collective ».

Lors d’un débat avec Ayelet Shaked (HaBayit Hayehudi), Tibi dit que rejoindre la coalition n’est pas possible « dans les conditions actuelles de l’occupation et de l’éloignement. »

Faire partie d’un bloc qui empêche un gouvernement de droite, dit Tibi, « c’est autre chose. »

À un moment donné dans le débat, Shaked demande à Tibi, « y a-t-il une grosse somme d’argent qatari, canalisée par Azmi Bishara, injectée dans la campagne afin d’augmenter le nombre de vote dans le secteur arabe ? »

Tibi répond que « c’est un mensonge ignoble et ridicule. Nous sommes à peine viable financièrement. Mais ce n’est pas ce qui est important, ce qui importe, c’est que nous nous dirigeons vers une victoire historique ».

Bishara est un ancien député qui a été déshonoré par le parti Balad après la Seconde guerre du Liban pour avoir fait passer des informations de renseignement au Hezbollah. Bishara a fui Israël et vit aujourd’hui au Qatar.

Le député Ahmad Tibi participant à un débat à la Conférence sur la démocratie le 17 février 2015 (Crédit : Amir Levy/Flash90)

Le député Ahmad Tibi participant à un débat à la Conférence sur la démocratie le 17 février 2015 (Crédit : Amir Levy/Flash90)

Lapid fustige ses adversaires sur leurs liens avec les Haredim

Yair Lapid critique à la fois le Premier ministre Netanyahu et Herzog qui espère le devenir pour faire des accords avec les ultra-orthodoxes tout en évitant de parler du projet de loi du fardeau national – une question chère à son parti.

Lors d’une visite à Netanya, Lapid dit que « la politique sert à aider les gens à améliorer leur vie, non pas pour que les gars puissent conclure de sales arrangements derrière notre dos. Les deux, Bibi et Buji [Netanyahu et Herzog] vendent le projet de loi du fardeau national, le retour à des budgets pour les yeshivot [séminaires] et la conclusion de transactions avec les ultra-orthodoxe – le tout à nos frais ».

Yair Lapid de Yesh Atid le 11 février 2015 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Yair Lapid de Yesh Atid le 11 février 2015 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Pour lire un texte écrit par Yair Lapid à la veille de l’élection, cliquez ici.

Eli Yishai écrit à Aryeh Deri dans le but de faire une trêve ?

Le chef de Yahad Eli Yishai a écrit une lettre au chef du Shas Aryeh Deri lui demandant de mettre de côté les différences des deux partis et de travailler ensemble, rapporte la radio de l’armée.

Il n’était pas clair si Yishai a tout simplement appelé à une trêve dans la critique des deux côtés. Légalement les deux parties ne peuvent pas fusionner leurs listes.

Il se peut qu’Yishai, veuille passer un accord avec Deri afin qu’ils recommandent le même candidat pour le poste de Premier ministre au président Rivlin.

Deri a laissé entendre qu’il préférerait Netanyahu comme Premier ministre, expliquant que l’électorat de Shas se situe à droite sur l’échiquier politique.

Mais quand lui et Yishai servaient ensemble au sein du Shas, le parti était considéré comme plus modéré sur les questions diplomatiques.

Aryeh Deri (à gauche) et Eli Yishai (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Aryeh Deri (à gauche) et Eli Yishai (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Rabbin Druckman : HaBayit HaYehudi est la ‘seule option’

Rabbi ‘Haïm Druckman, chef de la yeshiva Bnei Akiva et leader éminent du mouvement des résidents juifs des implantations, dit à la suite du rassemblement de la droite qui s’est tenue dimanche soir qu’ « il y a une seule liste sioniste-religieuse et c’est celle de HaBayit HaYehudi. »

Druckman, cité par Israël Nationale News, a dit avoir ressenti de l’optimisme à la suite du rassemblement, mais que les électeurs « ne doivent pas se tromper » sur l’opportunité de voter pour le Likud ou HaBayit HaYehudi.

« Un vote pour HaBayit HaYehudi est un vote pour M. Netanyahu comme Premier ministre, mais cela garantit la position du gouvernement sur les questions relatives à la Terre d’Israël. »

« Ceux qui chérissent la terre d’Israël, la Torah d’Israël et le peuple d’Israël devraient voir le tableau complet, et pour garantir que la terre d’Israël fasse partie du gouvernement, HaBayit HaYehudi doit être fort, » dit Druckman.

« HaBayit HaYehudi prendra soin de nos établissements d’enseignement [yeshivot], de l’identité juive du pays et de l’intégrité de la terre d’Israël. Vous devez voter [pour HaBayit HaYehudi] et c’est dans tous les cas un vote pour Netanyahu », ajoute-il.

Rabbin Haim Druckman (Crédit : Flash 90)

Rabbin Haim Druckman (Crédit : Flash 90)

Pour lire le discours de Naftali Bennett au rassemblement de la droite dimanche, cliquez ici.

Le porte-à-porte : le dernier espoir du Likud ?

Les partis de droite espèrent que cet ultime effort permettra à Netanyahu de garder le pouvoir ; Barak soutient Herzog.

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Des juives ultra-orthodoxes rêvent d’exister politiquement

Tracts en mains, elles tentent de convaincre leurs coreligionnaires : juives ultra-orthodoxes, Ruth et Noa s’attaquent à un tabou en se présentant aux législatives en Israël contre l’avis d’une communauté ultra-fermée qui refuse tout rôle des femmes dans l’espace public.

Ruth Colian, chef du parti Bezchutan (Crédit : capture d'écran YouTube)

Ruth Colian, chef du parti Bezchutan (Crédit : capture d’écran YouTube)

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Yishai : « Nous devons former un bloc uni face à la gauche ! »

Lors d’une réunion de préparation avec des militants du parti Yahad, Eli Yishai a déclaré que sa principale préoccupation est le succès du bloc de droite.

« C’est la raison pour laquelle j’ai quitté Shass pour créer ce mouvement et être fidèle à la terre d’Israël. »

« Ce matin, j’ai écrit à tous les leaders des partis susceptibles de renforcer le bloc de droite : Poroush, Bennett, Derhy, et Liberman. Ma demande est simple, à la veille des élections, sachons mettre les différends personnels de côté, et associons-nous pour former un bloc uni et fort pour contrer la gauche ! »

« Toute interprétation différente provient de la campagne gauchiste de V15. » peut-on lire dans un communiqué du parti Yahad.

Netanyahu refuse une division de Jérusalem

Le Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu a promis lundi de continuer à construire des logements pour les résidents juifs à Jérusalem-Est avec le but déclaré d’empêcher une division de la ville.

Netanyahu a accusé ses adversaires aux élections parlementaires d’être prêts à une partition de la ville. « Je ne le permettrai pas. Moi et mes amis du Likud préserveront l’unité de Jérusalem dans son intégralité. Nous continuerons à fortifier Jérusalem pour qu’on ne puisse la diviser et qu’elle reste unifiée pour toujours », a-t-il dit à la veille du scrutin.

« Nous continuerons de construire à Jérusalem, nous construirons des milliers de nouveaux logements, nous ne céderons pas malgré toutes les pressions exercées sur nous et nous continuerons à développer notre capitale éternelle », a-t-il dit.

Symboliquement, il a réservé quasiment le dernier déplacement de sa campagne à l’une des implantations les plus contestées, celle de Har Homa, aux confins de Jérusalem-Est et du sud de la Cisjordanie.

Avec AFP

Un éminent rabbin appellerait à boycotter les élections

Quelque 20 000 à 30 000 ultra-orthodoxes boycotteraient l’élection en ne votant pas pour un parti, après une déclaration publiée au nom du Rabbin Shmuel Auerbach, chef de la branche lituanienne des Ashkénazes ultra-orthodoxe israéliens, dans laquelle on peut lire : « il n’y a aucune instruction ou recommandation de vote pour un parti dans cette élection, et il n’y a pas d’intention d’émettre une telle instruction. Un de ces mots disant que cela a été ou sera le cas – est un mensonge ».

Ce manque de soutien à un parti spécifique est communément compris comme une recommandation de ne pas voter du tout.

Dimanche, rapporte NRG, on a appris que Auerbach avait l’intention de boycotter YaHadout HaTorah, tandis que des proches collaborateurs du rabbin ont dit qu’il envisageait de soutenir le parti Yahad de Eli Yishai.

Malgré cela, certains membres de la communauté peuvent décider de voter pour ou soit Yahad et Shas, mais la plupart sont susceptibles de s’abstenir de voter.

Des sources proches de Auerbach ont dit qu’il allait rester à la maison demain.

La déclaration d’aujourd’hui peut signifier que YaHadout HaTorah et Yachad peuvent perdre jusqu’à un siège chacun à la Knesset. C’est particulièrement critique pour Yahad car perdre un siège signifierait ne pas pouvoir faire partie de la prochaine Knesset [Il faut avoir au minimum 4 sièges au Parlement pour y faire partie.

Netanyahu écarte un Etat palestinien s’il est élu

Dans une spéciale interview accordée à NRG et publiée aujourd’hui, Netanyahu a affirmé que tant qu’il est Premier ministre, aucun Etat palestinien ne sera établi.

S’adressant au journaliste Ariel Kahana, Netanyahu dit qu’il s’opposera à la création d’un Etat palestinien et ajoute qu’Israël est confronté à une série d’initiatives internationales destinées à le faire retourner aux lignes d’avant 1967 et à diviser Jérusalem.

« Je pense que quiconque établira un Etat palestinien et évacuera le territoire, donnera à l’islam radical un terrain de rassemblement contre l’Etat d’Israël. Telle est la réalité qui s’est imposée ces dernières années. Celui qui n’en tient pas compte joue les autruches », a déclaré Netanyahu.

Ses commentaires ne sont peut-être pas en contradiction avec son discours prononcé à l’université de Bar-Ilan en juin 2009, mais ils se heurtent certainement fortement avec lui.

Dans le discours Netanyahu avait déclaré que « si nous recevons une garantie pour les arrangements de sécurité nécessaires pour Israël et si les Palestiniens reconnaissent Israël comme la maison du peuple juif, nous serons disposés dans un futur accord de paix à parvenir à une solution d’un Etat palestinien démilitarisé côte à côte avec l’Etat juif. »

Netanyahu : Je suis la dernière ligne de défense

Netanyahu ajoute dans l’interview : Celui qui ignore ça revient à enterrer sa tête dans le sable. La gauche fait cela, enterrer la tête dans le sable.

« Nous [la droite] sommes réalistes et nous comprenons. Le véritable test est de savoir qui va construire le prochain gouvernement. Je ne vais pas plier. Ils ne concentreraient pas leurs efforts contre moi s’ils ne comprenaient pas que je suis la dernière ligne de défense. Ils comprennent cela. Nous avons été confrontés à des pressions énormes et nous allons continuer à travailler ».

Benjamin Netanyahu  (Crédit : Jack Guez/AFP)

Benjamin Netanyahu (Crédit : Jack Guez/AFP)

Processus de paix au Moyen-Orient : l’UE nomme un nouvel émissaire

L’Italien Fernando Gentilini n’a aucune expérience dans le domaine des négociations israélo-palestiniennes.

Fernando Gentilini, le futur envoyé spécial au processus de paix au Moyen-Orient (Crédit : CC BY ResoluteSupportMedia/Flickr)

Fernando Gentilini, le futur envoyé spécial au processus de paix au Moyen-Orient (Crédit : CC BY ResoluteSupportMedia/Flickr)

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Bennett à Netanyahu : « Assez ! »

Le leader de HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett s’attaque à la tentative de Netanyahu de courtiser ses électeurs sionistes religieux un jour avant le jour des élections.

Dans une interview donnée à Israël National News, Bennett avertit qu’ « il reste moins de 24 heures et que nous nous battons pour notre maison », paraphrasant un slogan du Likud de la dernière élection de 2013.

« Si nous allons être petit, il y a [une possibilité] d’une [unité] Bibi-Buji-Tzipi de gouvernement et c’est le pire de tous les scénario, » a indiqué Bennett en ajoutant qu’après [l’élection] il n’y aura pas de suite au discours de Bar-Ilan, ni d’évacuation des territoires ».

Naftali Bennett à Ramat Gan le 15 janvier 2015 (Crédit : Ben Kelmer/Flash90)

Naftali Bennett à Ramat Gan le 15 janvier 2015 (Crédit : Ben Kelmer/Flash90)

Le Fatah exhorte les Arabes israéliens à voter pour la Liste arabe unie

Rompant le silence, l’ancien ministre palestinien,Hatem Abdul Qader, demande aux citoyens de lutter contre le ‘racisme’ aux urnes.

Hatem Abdul Qader, un responsable du Fatah, le 4 octobre 2004 (Crédit : Matanya Tausig/Flash90)

Hatem Abdul Qader, un responsable du Fatah, le 4 octobre 2004 (Crédit : Matanya Tausig/Flash90)

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Tzipi Livni renonce au poste de Premier ministre

La numéro 2 et candidate de l’Union sioniste, Tzipi Livni, abandonne le système de rotation prévu avec le chef Isaac Herzog pour le poste de Premier ministre, annonce le parti.

Livni a rejoint son parti Hatnua avec les travaillistes Isaac Herzog pour former l’Union sioniste avant l’élection de demain en échange d’un accord de rotation qui l’aurait vu – dans le cas d’une victoire – occuper le poste de Premier ministre deux ans après lui.

Dimanche, Haaretz a rapporté que lors d’une réunion de campagne de l’Union sioniste, Livni a déclaré qu’elle était prête à renoncer à la rotation, mais l’expert Reuven Adler a estimé que, si près de l’élection, le changement pourrait faire plus de mal que de bien.

Tzipi Livni parle lors d'une cérémonie à l'association israélienne Bar à Jérusalem, le 2 septembre 2014 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Tzipi Livni parle lors d’une cérémonie à l’association israélienne Bar à Jérusalem, le 2 septembre 2014 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Herzog : « Mon partenariat avec Livni est plus fort que jamais »

Le chef de l’Union sioniste a déclaré sur la Deuxième chaîne : « Mon partenariat avec Livni est plus fort que jamais et il apportera le changement tant attendu par le peuple israélien, le changement de Netanyahu. »

« La question est très simple – Livni a noblement mentionné qu’elle renonçait à la rotation déjà samedi lors de son apparition publique et aujourd’hui, elle m’a dit que si cette question pouvait devenir un obstacle – elle assurerait alors une flexibilité maximale pour moi. Nous sommes unis dans notre tâche de changer le gouvernement et d’apporter des changements. »

« Livni avec qui je parle beaucoup et avec qui nous avons bouleversé ce système politique et où maintenant tout le monde voit qu’il y a une chance réelle pour un changement. Le choix de demain est entre désespoir et espoir, et l’espoir du plus grand bien pour ce pays est le changement du gouvernement, » a déclaré Herzog.

Le député Isaac Herzog à Tel Aviv le 17 février 2015 (Crédit : Amir Levy/FLASh90)

Le député Isaac Herzog à Tel Aviv le 17 février 2015 (Crédit : Amir Levy/FLASh90)

Ce choix fait écho au slogan de Yair Lapid.

Aryeh Deri rejette les avances d’Eli Yishai

Le président du Shas, Aryeh Deri, rejette l’appel d’Eli Yishai à collaborer.

Plus tôt, le président Yahad Yishai a appelé Deri en vue d’éviter les confrontations afin de ne pas perdre des voix.

« Les parties ont des vues similaires et partagent le même combat », a écrit dans sa lettre Yishai, appelant à un bloc contre la gauche.

Deri a dit à la radio israélienne qu’il est « fatigué des tours, » après une longue période de luttes et de calomnies d’Yishai à son encontre.

Yachimovich défend la décision de Livni

La candidate à l’Union sioniste Shelly Yachimovich défend la décision de Tzipi Livni de renoncer à la rotation avec Isaac Herzog pour le poste de Premier ministre.

Interrogée par la Deuxième chaîne, celle-ci a indiqué que si la décision a été prise – moins de 12 heures avant l’ouverture des bureaux de vote – en raison du stress, Yachimovich dit : « Je pense que quand vous vous battez pour une question aussi cruciale, si vous n’êtes pas dans un certain stress cela signifie que quelque chose ne va pas chez vous. »

La rotation a été « un constant dilemme au cours du dernier mois ; ce n’est pas un secret que cet accord n’a pas été reçu avec beaucoup d’amour », dit Yachimovich, ajoutant qu’ « il y a une grande chance que notre liste établisse le gouvernement ».

Lorsqu’on lui a demandé si la décision nuit à la crédibilité du parti, ayant été prise si tard dans la course électorale, Yachimovich dit qu’elle « témoigne plutôt d’un comportement humain, d’une attitude ‘gentleman’ et d’un engagement à s’en tenir aux accords. »

L'ex-leader du parti HaAvoda, la députée Shelly Yachimovich (photo credit: Miriam Alster/Flash90)

L’ex-leader du parti HaAvoda, la députée Shelly Yachimovich (photo credit: Miriam Alster/Flash90)

Katz fustige l’annonce de Livni et d’Herzog

Le ministre des Transports, Yisrael Katz (Likud) a déclaré sur la Deuxième chaîne que Herzog « a échoué son premier test de leadership », se référant à la décision de Tzipi Livni de renoncer à son accord avec Herzog pour la rotation au poste de Premier ministre.

Katz affirme que la décision de dernière minute reflète l’inconstance de Herzog.

« Qu’est-ce qui se passera quand il aura à prendre des décisions au sujet de l’Iran ? Ou face à la pression de la communauté internationale ? », s’interroge Katz.

Yisrael Katz (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Yisrael Katz (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

L’analyste Amit Segal de la Deuxième chaîne a déclaré qu’ « aucun des 120 députés n’avaient déjà pensé une seconde à ce que Livni occupe le poste de Premier ministre ».

Il ajoute que la transaction elle-même s’est avérée comme une carte jouant le rôle d’atout durant la campagne, « depuis que le parti a été crédité tout d’abord de 12 sièges pour passer à plus du double dans les sondages ».

Netanyahu : la décision de Livni montre de la panique

Netanyahu, dans sa première réaction à la nouvelle selon laquelle Livni a renoncé à l’accord de rotation, déclare à la Deuxième chaîne que cela montre que le mouvement « panique, en raison de la réduction de l’écart [entre les partis]. »

Netanyahu ajoute que Livni et Herzog « ont soit menti avant, ou soit ils mentent maintenant. »

Interrogé par Yonit Levi si la même chose pourrait être dite à propos de lui – Netanyahu semblait revenir en arrière lundi sur son approbation conditionnelle précédente d’un Etat palestinien lors de son discours de Bar-Ilan – le Premier ministre a affirmé que « les circonstances ont changé. »

Lapid et Bennett : c’est la preuve d’un gouvernement Buji-Bibi

Le leader de Yesh Atid, Yaïr Lapid et celui de HaBayit HaYehudi, Naftali Bennett, ont tous deux réagi à la nouvelle annoncée par Livni de renoncer à l’accord de rotation.

« C’est la preuve qu’ils mettent sur pied un gouvernement : Netanyahu et les partis ultra-orthodoxes avec l’Union sioniste. »

Lapid a dit qu’il serait très triste « si, à la fin de tout cela, nous nous retrouvions avec deux ans de Netanyahu et cette fois avec le parrainage de l’Union sioniste. »

Bennett affirme que le « Likud a dépassé l’Union sioniste, mais ce qui est arrivé ce soir, c’est qu’ils ont établi le gouvernement d’unité Bibi-Buji-Tzipi. Tzipi abandonnant la rotation, cela ouvre la voie à un gouvernement d’union ».

Yesh Atid leader Yair Lapid, left, and Jewish Home chief Naftali Bennett at the opening session of the Knesset last month (Photo credit: Miriam Alster/Flash90)

Yair Lapid (à gauche) avec Naftali Bennett (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Odeh pourrait après tout recommander Herzog

Le président de la Liste arabe unie, Ayman Odeh, à déclaré à Radio Israël qu’il ne rejette pas la possibilité de recommander au président Rivlin, Isaac Herzog pour établir le gouvernement.

Odeh dit aussi que son parti – le troisième plus grand du scrutin – ne cherchera pas une place à la Commission des Affaires étrangères et de la Défense, mais plutôt à celle des Finances et parmi d’autres comités opérationnels, afin d’améliorer la situation des électeurs arabes.

Ayman Odeh, le leader de la Liste arabe (unie) à la Knesset pour présenter sa liste pour les élections de 2015 le 28 janvier 2015 (Crédit/Yonatan Sindel/Flash90)

Ayman Odeh, le leader de la Liste arabe (unie) à la Knesset pour présenter sa liste pour les élections de 2015 le 28 janvier 2015 (Crédit/Yonatan Sindel/Flash90)

Pour lire l’interview de Ayman Odeh par notre journaliste aux Affaires arabes, Elhanan Miller, cliquez ici.

Liberman veut un « gouvernement national, et non de mauviettes »

Le chef d’Yisrael Beitenu, Avigdor Liberman, a déclaré à la radio israélienne qu’il se sent aucun engagement d’annoncer à l’avance qui, à son avis, est plus digne pour l’établissement d’un gouvernement.

« Ce qui importe, c’est qu’il s’agisse d’un gouvernement national et non d’un gouvernement de mauviettes », a indiqué Liberman.

Le ministre des Affaires étranères Avigdor Liberman s'adressant aux diplomates israéliens à Jérusalem le 14 janvier 2015 (Crédit : Elram Mandel)

Le ministre des Affaires étranères Avigdor Liberman s’adressant aux diplomates israéliens à Jérusalem le 14 janvier 2015 (Crédit : Elram Mandel)

A la rencontre de cet imprévisible et énigmatique électeur israélien

Pourquoi est-il si difficile de prédire qui gagnera lors des élections de mardi ? Pourquoi les sondeurs sont-ils aussi mauvais pour prédire les résultats des élections ? Ces questions sont des questions qui reviennent dans les esprits des commentateurs politiques ces dernières années. Et c’est avec frustration et jalousie que nos experts politiques observent avec quelle facilité leur collègue américain arrivent à prédire avec succès les résultats de leurs propres élections.

Pour lire en entier l’analyse de notre analyste politique Haviv Rettig Gur, cliquez ici.