Le président américain Donald Trump va annoncer vendredi la « non-certification » des engagements de l’Iran dans le cadre de l’accord sur son programme nucléaire tout en ne quittant pas cet accord conclu conclu en 2015 par Téhéran et six grandes puissances, a indiqué le secrétaire d’Etat Rex Tillerson.

« Notre intention est de rester dans la JCPOA (acronyme de ce texte) mais le président va décertifier », a indiqué M. Tillerson.

« Nous ne demandons pas au Congrès de réimposer des sanctions car cela reviendrait de facto à quitter l’accord », a-t-il expliqué.

Cette « non-certification » placera, de facto, le Congrès américain en première ligne : les parlementaires auront en effet 60 jours pour décider de ré-imposer, ou non, les sanctions levées depuis 2015.

M. Trump doit s’exprimer à 12H45 (16H45 GMT) depuis les salons de la Maison Blanche.

« Nous pensons que l’accord est faible et ne répond pas à plusieurs questions importantes », a dit le chef de la diplomatie américaine, évoquant la possibilité d’un nouvel accord dans le futur qui ne remplacerait pas l’existant mais viendrait le compléter.

« Ce que nous proposons c’est ce que nous pensons être la meilleure voie pour améliorer cet accord. Si nous n’y parvenons pas, nous pourrions finalement quitter l’accord », a-t-il ajouté.

Le président va dire « essayons d’améliorer cet accord », a souligné M. Tillerson. L’administration souhaite supprimer de facto les échéances de cet accord en vertu duquel les restrictions sur le programme nucléaire sont sensées être levées progressivement à partir de 2025.

M. Tillerson a par ailleurs annoncé des sanctions ciblées contre des responsables des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite iranienne.

L’hypothèse, évoquée par certains médias américains, de la désignation de cette armée d’élite comme « groupe terroriste » n’a en revanche pas été retenue par l’administration Trump.

Depuis plusieurs jours, les responsables politiques et militaires iraniens avaient mis en garde contre une telle éventualité.