Tsahal a déclaré enquêter sur le déclenchement de plusieurs alarmes qui ont retenti avant l’aube mardi dans le sud d’Israël, suite à des tirs de roquettes dans la péninsule du Sinaï en Egypte.

L’armée pense qu’un dysfonctionnement a déclenché les sirènes à cinq reprises entre 1h45 et 5h00 du matin dans la région d’Eshkol. Un porte-parole de l’armée a déclaré qu’au moins une partie des alarmes ont été activées par des tirs bien avérés venus du Sinaï, bien qu’il ne soit pas encore clair qu’ils aient été forcément dirigés contre Israël.

« C’est en cours de contrôle, tout est en cours de contrôle » a assuré le porte-parole.

Aucune explosion n’a été entendue, et les recherches dans la zone n’ont révélé aucune trace d’impact.

« Selon les analyses, il y a vraiment eu des tirs. En pratique, nous n’avons trouvé ni entendu aucun impact. Etant donné la similarité entre les tirs et leur nature exceptionnelle, il est possible qu’il y ait eu un défaut de fonctionnement » a expliqué l’armée dans une déclaration.

« Nous allons vérifier ce problème dans la matinée et élargir la zone de recherche d’impacts » ajoute la déclaration.
Un porte-parole de l’armée a souligné que le dysfonctionnement du système d’alarme n’exclut pas le fait qu’il y ait vraiment eu des tirs de roquettes.

Les terroristes du Sinaï affiliés à l’État islamique s’en prennent parfois à Israël, bien que leur principal cible soit les forces égyptiennes dans le cadre d’une insurrection islamiste.

Depuis l’épouvantable attentat contre la mosquée le mois dernier qui a tué plus de 300 personnes, dont 27 enfants, Le Caire a redoublé ses efforts constants pour réprimer ce groupe supposé affilié à l’Etat islamique. Israël aurait proposé son aide dans cette zone pour combattre l’insurrection.

Les tensions vont également croissant dans la bande de Gaza.

Jeudi, le Jihad islamique a lancé une dizaine d’obus de mortier à un poste de Tsahal au nord-est de la bande de Gaza, sans faire de blessés mais provoquant quelques dégâts matériels.

Colonnes de fumée provenant d’une position du Jihad islamique près de la ville de Gaza après un raid aérien israélien le 30 novembre 2017, en représailles à une attaque de mortier ayant visé un poste de Tsahal au nord-est de la bande de Gaza plus tôt dans la journée (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

L’armée a répliqué avec six frappes sur les positions terroristes à Gaza, quatre du Jihad islamique et deux du Hamas qui contrôle l’enclave côtière.

Dimanche, l’armée a décrété « zone militaire interdite » les alentours de la bande de Gaza au vu d’activités non spécifiées dans le secteur.

La censure militaire n’a pas révélé la nature des activités militaires et l’endroit exact des bouclages.

L’armée n’a pas donné d’instructions spécifiques aux résidents israéliens vivant autour de la bande de Gaza, bien que des consignes en cours soient maintenues pour éloigner les agriculteurs de certaines zones le long de la frontière.

Le bouclage fait suite à la destruction par l’armée, il y a plus d’un mois, d’un tunnel creusé par le groupe terroriste Jihad islamique, qui a pénétré dans le territoire israélien depuis la ville de Khan Younis dans la bande de Gaza.