La brigade antiterroriste grecque était vendredi sur la piste du groupe d’extrême gauche « Combattants populaires », soupçonné d’avoir commis à l’aube un attentat à la kalachnikov contre l’ambassade d’Israël dans la banlieue d’Athènes, qui n’a pas fait de victimes.

Selon les conclusions de l’enquête balistique, les deux kalachnikovs utilisées sont les mêmes que celles qui ont servi lors de tirs contre l’ambassade d’Allemagne il y a un an, ne faisant là encore que des dégâts matériels.

Cet attentat avait été revendiqué à l’époque par le groupe d’extrême gauche « Combattants populaires », apparu ces dernières années dans le pays.

L’attaque contre le bâtiment de l’ambassade d’Israël, dans la banlieue nord d’Athènes, s’est déroulée vendredi vers 03H00 GMT. La brigade antiterroriste, chargée de l’enquête, a découvert 54 douilles de kalachnikov près du bâtiment, selon la police.

Selon les premières élément de l’enquête, les auteurs ont tiré depuis une moto, un premier engin avec deux personnes, suivi d’un deuxième avec deux personnes également, passant devant l’ambassade située à l’angle d’une avenue centrale reliant le centre d’Athènes avec la banlieue nord.

Le gouvernement grec a qualifié l’attentat de « terroriste ».

« Toute attaque terroriste porte atteinte à la démocratie et au pays », a indiqué la porte-parole du gouvernement Sophia Voultepsi dans un communiqué.

Elle a souligné que le gouvernement luttait « d’une manière déterminante contre ces actions terroristes pour défendre la démocratie ».

Le ministre de l’Ordre public Vassilis Kikilias, qui s’est rendu à l’ambassade quelques heures après l’attentat, a assuré que « personne n’allait affaiblir les relations de la Grèce avec Israël », cité par l’agence de presse grecque Ana.

De nombreuses manifestations ont eu lieu en Grèce, notamment cet été, contre la politique d’Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Le conseil juif central en Grèce (KIS) a indiqué dans un communiqué que « cette attaque terroriste ne reflétait pas les sentiments des citoyens grecs à l’égard d’Israël ».

L’organisation a cependant mis en garde contre les propos antisémites qui « reproduisent les clichés et les préjugés qui ont dominé dans l’histoire mondiale et ont provoqué des pogroms contre le peuple juif (…) ».

Le groupe « Combattants populaire » a revendiqué trois attentats jusqu’ici: un premier en janvier 2013, contre les bureaux du parti grec de droite de la Nouvelle-Démocratie à Athènes puis un deuxième contre l’ambassade d’Allemagne à Athènes en décembre de cette même année.

En janvier 2014, ce groupe avait revendiqué un attentat à la roquette contre un concessionnaire automobile dans la grande banlieue d’Athènes. Ces attentats n’ont fait que des dégâts matériels.