Des Palestiniens de la bande de Gaza ont tiré, lundi matin, deux obus de mortier sur des forces israéliennes qui patrouillaient le long de la frontière avec l’enclave palestinienne.

L’attaque n’a pas fait de victimes.

Cet incident est le dernier d’une série d’attaques transfrontalières menées depuis le territoire gouverné par le Hamas.

Jeudi, des Palestiniens ont tiré cinq mortiers sur des soldats israéliens. Ces derniers ont répliqué en ouvrant le feu dans Gaza, mais aucun blessé n’a été à déplorer.

Les tirs transfrontaliers de lundi interviennent à la veille de la fête juive de Pessah. En prévision de possibles violences, l’armée a imposé la fermeture générale de la Cisjordanie.

Les mouvements des Palestiniens dans la région seront ainsi restreints, exception faite de l’aide humanitaire et médicale approuvée par l’administration civile israélienne.

Selon le ministre de la Défense Moshe Yaalon, la fermeture sera levée mercredi à minuit si aucune nouvelle attaque terroriste n’a lieu.

Lundi matin, du personnel sécuritaire a été réparti sur l’ensemble du territoire et les mesures de sécurité ont été renforcées.

La police a relevé le niveau d’alerte nationale et installé des postes de contrôle fixes et mobiles à travers le pays.

L’entrée vers le mont du Temple, que les musulmans appellent le « Noble sanctuaire », est seulement autorisée pour les femmes musulmanes et les hommes de plus de 50 ans qui possèdent une carte d’identité israélienne. Les Juifs et les touristes sont interdits d’entrée pour éviter toute altercation.

Tout au long de la fête de Pessah, des policiers seront déployés sur les axes routiers principaux, dans les parcs, les lieux de divertissement et les zones à forte densité, détaille le site Ynet.