Benjamin Netanyahu a menacé d’intensifier les attaques contre Gaza, où le mouvement islamiste palestinien Hamas a officiellement cédé le pouvoir le 2 juin à un gouvernement de consensus composé de personnalités indépendantes mais où ses forces de sécurité sont restées en place.

« Si ces tirs (de roquettes) continuent, il y a deux possibilités: ou le Hamas, qui est responsable sur le terrain, y met fin ou c’est nous qui y mettrons fin », a prévenu M. Netanyahu.

Même le ministre des Finances Yaïr Lapid, a affirmé qu' »il faut lui rentrer dedans (au Hamas, NDLR) à cause de l’enlèvement, mais aussi à cause des tirs » de roquettes.

Il faisait allusion à l’enlèvement de trois jeunes israéliens disparus le 12 juin en Cisjordanie occupée, où Israël mène depuis une opération d’envergure pour les retrouver.

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, a prévenu qu' »Israël ne tolérerait pas la poursuite des tirs de roquettes sur le sud et serait obligé de prendre des mesures sévères si cela continuait », lors d’une rencontre à Berlin avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

L’interdiction faite aux habitants du gouvernorat de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, où se concentrent les recherches, de voyager via la Jordanie, a été levée dimanche, « à l’exception de ceux liés au Hamas », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’administration militaire israélienne.

Vacance du pouvoir à Gaza

Le responsable du Hamas en charge du dossier de la réconciliation avec le mouvement Fatah de Mahmoud Abbbas a accusé celui-ci d’avoir abandonné Gaza à son sort, malgré l’accord de réconciliation qui a conduit à la formation d’un gouvernement de consensus commun à la Cisjordanie et à Gaza.

« Aujourd’hui, je crains que le Hamas ne soit invité à revenir pour protéger la sécurité de son peuple, la bande de Gaza ne vivra pas dans le vide, or elle n’est ni sous la responsabilité du gouvernement précédent, ni sous celle du gouvernement d’entente nationale », a écrit ce dirigeant, Moussa Abu Marzuk, sur sa page Facebook.

« Abou Mazen [Mahmoud Abbas] ne veut pas de réconciliation, même si on lui donne Gaza, il ne la prendra pas », a accusé M. Abu Marzuk, lui reprochant d’être « allé partout depuis l’annonce du gouvernement de consensus, sauf à Gaza ».