Un responsable américain a démenti jeudi les informations affirmant que le président Donald Trump aurait décidé de repousser à une date indéterminée la relocalisation de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

« Contrairement aux informations parues dans les médias, le président Trump n’a pas encore pris de décision sur la réinstallation de l’ambassade américaine à Jérusalem et ne prévoit pas de prendre une décision à ce sujet avant la fin de sa visite », a indiqué le responsable.

Mercredi, un responsable de la Maison Blanche avait fait savoir à Bloomberg News que Trump avait fait marche arrière sur sa promesse de campagne de déménager l’ambassade afin de préserver son initiative visant à soutenir la reprise les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.

Un haut responsable de l’administration avait semblé confirmer plus tard l’information au Times of Israel, disant qu’une telle décision « ne serait pas immédiate » et qu' »aucune décision définitive n’a été prise ».

Les signaux contradictoires envoyés par la Maison Blanche surviennent quelques jours seulement avant l’arrivée de Trump en Israël dans le cadre de son premier voyage à l’étranger.

Le séjour de Trump en Israël et en Cisjordanie les 22 et 23 mai – juste avant la Journée de Jérusalem, quand Israël célèbrera le cinquantième anniversaire de la Guerre des Six Jours – aura lieu après un arrêt en Arabie Saoudite.

Le voyage de Trump et sa date avaient entraîné d’intenses spéculations sur la possibilité qu’il utilise cette opportunité pour tenir sa promesse électorale de relocalisation de l’ambassade.

Trump avait semblé faire marche arrière face à cette promesse dès le début de sa présidence. Il avait été annoncé que sa conversation avec le roi Abdallah II de Jordanie lors du petit déjeuner national de prière au mois de février avait joué un rôle important dans sa décision de mettre cet engagement en veilleuse.

Les leaders du monde occidental et arabe ont averti que le déplacement de l’ambassade pourrait attiser les tensions dans la région, un facteur que la Maison Blanche semble avoir pris en compte en décidant de remettre à plus tard cette initiative, selon Bloomberg.

« Nous ne pensons pas qu’il serait avisé de le faire à l’heure actuelle », a expliqué le responsable. « Nous avons été très clairs sur ce qu’est notre position et sur ce que nous voudrions voir réaliser, mais nous ne voulons pas provoquer qui que ce soit lorsque chacun joue en suivant les règles. »

Peu de temps après la visite de Trump dans la région, ce dernier devra décider s’il mettra en œuvre une loi adoptée en 1995 par le Congrès, qui décrète la relocalisation de l’ambassade, mais autorise le président à signer une dispense d’application de six mois pour des raisons de sécurité nationale.

La dispense précédente, signée par Barack Obama, expirera le 1er juin.

Trump considère comme prioritaire sa tentative de relance des négociations de paix entre les Israéliens et les Palestiniens sous sa médiation. Il a déjà accueilli le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison Blanche.

Il les rencontrera encore une fois la semaine prochaine, Netanyahu à Jérusalem et Abbas à Bethléem.