La police israélienne a arrêté trois citoyens israéliens qui seraient liés aux piratages informatiques de JPMorgan Chase & Co. et d’autres institutions financières, suite aux accusations d’une agence fédérale américaine selon lesquelles ils seraient impliqués dans un système de surenchère massive d’actions et d’arnaque d’investisseurs, ont indiqué des responsables mardi.

Le porte-parole de la police israélienne Micky Rosenfeld a déclaré que trois citoyens ont été arrêtés jeudi et assignés à comparaitre au tribunal de Rishon Letzion, selon Reuters.

Il affirme ne pas détenir davantage d’informations sur les détails de l’affaire, descellés par la Commission américaine de sécurité et d’échange [SEC] mardi.

Un quatrième homme a été arrêté en Floride en rapport avec l’affaire, selon le site de nouvelles Bloomberg Business. Un cinquième est toujours en fuite.

La SEC a déposé sa plainte mardi devant un tribunal fédéral de Manhattan, nommant Joshua Samuel Aaron, Gery Shalon et Zvi Orenstein comme auteurs d’une fraude d’ « actions cotées en cents ».

Les hommes ont été accusés gonfler le prix des actions cotées en cents « jusqu’à 1 800 pour cent avant de les revendre pour 2,8 millions de dollars dans des transactions illicites », a déclaré la SEC dans un communiqué.

Les Israéliens ont utilisé des pseudonymes, de nombreuses identités d’entreprise et créé au moins 20 sites web différents « pour convaincre les investisseurs d’acheter des actions puis faire flamber le volume des transactions et le prix des actions afin de mener à bien leur combine », a déclaré la SEC.

« Aaron et Shalon aurait écrit et conçu des e-mails, Shalon les aurait diffusés, et Orenstein aurait fourni un soutien opérationnel essentiel en manipulant les comptes de courtage sous de nombreux alias », a affirmé la SEC.

« Ces hommes auraient manipulé le marché de la micro-capitalisation pour faire des profits rapides, au détriment d’investisseurs confiants. Ils ont été interpellés par les forces de l’ordre malgré l’utilisation de pseudonymes et d’autres stratagèmes pour tenter de brouiller les pistes », a déclaré Andrew M. Calamari, directeur du Bureau régional de la SEC de New York.

Les hommes étaient également liés au piratage de systèmes informatiques de plusieurs institutions financières l’année dernière, divulguant des informations sur quelque 83 millions de clients.

Le piratage, qui visait JP Morgan ainsi que d’autres entreprises, est l’une des plus grandes violations de données de l’histoire.