Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que la paix entre les Israéliens et les Palestiniens pourrait bien être « l’accord le plus difficile entre tous » qu’il aura été amené à négocier.

Après avoir rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à New York en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, Trump a indiqué que son administration travaillait « très dur » en faveur de la paix dans la région.

« Je pense que nous avons une bonne chance, une très bonne chance », a-t-il dit.

« Depuis que je suis petit garçon, j’entends parler de la paix au Moyen-Orient », a ajouté Trump. « Tellement de gens en ont parlé et cela ne s’est jamais réalisé. Nous luttons de toutes nos forces pour réussir, nous faisons de notre mieux ».

« Si nous pouvons le faire, cela sera un formidable, formidable héritage pour tous », a poursuivi le leader américain avant de dire à Abbas que « des millions de personnes attendent » que les deux parties négocient un accord.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump au Palace Hotel de New York, le 18 septembre 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump au Palace Hotel de New York, le 18 septembre 2017. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Abbas, en réponse, a déclaré qu’un accord de paix avec Israël serait « l’accord du siècle » et il a remercié Trump pour la vingtaine de réunions et plus organisées entre les responsables de l’AP et les Américains depuis que le nouveau président est arrivé à la Maison Blanche au mois de janvier dernier.

« Cela nous donne l’assurance et la certitude que nous sommes sur le chemin d’une paix véritable entre les Palestiniens et les Israéliens », a commenté Abbas en arabe.

Trump, qui a fait de la résolution du conflit israélo-palestinien l’une des « plus hautes priorités » de sa présidence, n’a pas mentionné ce dernier, qui dure depuis des décennies, dans son discours devant l’ONU il y a 24 heures.

Au cours de son discours, Trump a éreinté l’accord visant à réduire le programme nucléaire iranien et a qualifié le leader de la Corée du nord, Kim Jong-un, « d’homme fusée » embarqué dans une « mission suicide ».

Mardi également, Trump a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu et a indiqué au chef israélien qu’un accord de paix régional serait un « résultat fantastique » et que « nous lui donnons un feu vert absolu ».

Dans son propre discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, Netanyahu a indiqué qu’Israël était prêt à faire la paix avec les Palestiniens et avec le reste du monde arabe. Toutefois, son engagement envers le principe de « deux états pour deux peuples », exprimé l’année dernière, a été absent de son allocution.

Netanyahu a ultérieurement salué le discours de Trump, disant qu’il s’agissait du « discours le plus courageux » qu’il n’avait jamais entendu au sein de l’instance internationale.