Quoi qu’il survienne ensuite dans la présidence turbulente de Donald Trump, le président américain a écrit une page de l’histoire pour une nation juive ravivée lorsqu’il s’est tenu seul, lundi, devant le mur Occidental, se balançant légèrement, priant peut-être un peu.

Cinquante ans après qu’Israël a capturé la Vieille Ville de Jérusalem, et après que plusieurs présidents précédents se sont rendus sur ce site, le lieu de prière le plus saint du judaïsme, avant ou après avoir occupé leur fonction à la Maison Blanche, Trump est devenu le premier président en exercice à se recueillir au mur. Avec respect.

Il est resté durant de longues secondes, seulement troublées par le crépitement des appareils des photographes, puis a sorti une note de la poche de son costume qu’il a placée là, dans une fissure entre les pierres.

Simultanément, de l’autre côté de la barrière de division que maintiennent les autorités religieuses sur le site, son épouse Mélania est restée aux côtés de la fille de Trump, Ivanka, qui s’était convertie au judaïsme pour pouvoir épouser Jared Kushner.

Ivanka elle-même a opté pour une prière silencieuse. Invisibles l’un pour l’autre, le père a placé sa main droite sur la pierre. Elle, la gauche.

Les organisateurs américains de la visite avaient affirmé qu’il s’agissait bien d’une visite privée, comme cela avait été le cas de l’arrêt précédent du président, à l’église voisine du Saint sépulcre. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne l’a pas rejoint au mur.

Le président n’a pas excessivement reconnu la souveraineté israélienne sur le site.

Ce n’était pas non plus un acte de provocation.

Cela a été un signal de respect, minutieusement manoeuvré. Et considérablement apprécié par ses hôtes israéliens en tant que tel.