Trump : ‘j’aime la solution à 2 Etats’, mais c’est aux 2 parties de décider
Rechercher

Trump : ‘j’aime la solution à 2 Etats’, mais c’est aux 2 parties de décider

Le président précise, dans une interview accordée à Reuters, sa solution préférée pour résoudre le conflit israélo-palestinien

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le président américain Donald Trump a exprimé jeudi une préférence pour la solution à deux États pour résoudre le conflit israélo-palestinien, mais a de nouveau déclaré qu’il serait satisfait par n’importe quel cadre acceptable pour les deux parties, lorsqu’il a donné plus de détails sur les commentaires qu’il a faits la semaine dernière lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Non, j’aime la solution à deux Etats », a déclaré Trump à Reuters lors d’une interview, en réponse à une question sur le retrait de ce cadre qui, depuis des décennies, est la formule internationale pour résoudre le conflit. « Mais finalement, j’aime ce que les deux parties aiment », a ajouté Trump.

« Les gens en parlent depuis tant d’années maintenant », a poursuivi le président. Il a ajouté : « cela n’a pas fonctionné jusqu’à présent ». Il a ensuite répété : « j’aime cette solution à deux États, mais je suis satisfait avec [la solution sur laquelle] les deux parties sont d’accord ».

Lors de sa conférence de presse à la Maison Blanche avec Netanyahu mercredi dernier, Trump a rompu avec la politique que les Américains ont adoptée depuis longtemps en déclarant que deux États n’étaient pas nécessairement la seule solution acceptable au conflit. « Je regarde [la solution à] deux Etats et [celle à] un Etat, et j’aime celle que les deux parties aiment », a-t-il expliqué.

Toujours dans l’interview accordée à Reuters, Trump a déclaré qu’il ne permettrait pas à l’arsenal nucléaire américain de prendre du retard sur celui des autres pays, et a juré de garder l’Amérique « au sommet du peloton ».

« Je suis le premier à vouloir voir [un monde où] personne n’ait d’armes nucléaires », a déclaré Trump, « mais nous n’allons jamais nous placer derrière n’importe quel pays, même si c’est un pays ami, nous ne serons jamais en retard sur l’énergie nucléaire ».

Trump, interrogé sur un tweet publié au mois de décembre dans lequel il avait expliqué que les Etats-Unis devraient « grandement renforcer et développer leur capacité nucléaire », a déclaré que « ce serait merveilleux, le rêve serait qu’aucun pays n’ait des armes nucléaires, mais si les pays en ont alors nous allons être au sommet du peloton ».

Trump a également parlé des récents essais de missiles nord-coréens, en disant que la Chine devait faire plus pour mettre la pression à Pyongyang sur ses actions agressives. Il a ajouté que Washington pourrait accélérer le travail pour développer un système de défense pour le Japon et la Corée du Sud à la lumière des actions de la Corée du Nord.

« Il y a des discussions pour beaucoup plus que cela », a-t-il ajouté. « Nous allons voir ce qui se passe. Mais c’est une situation très dangereuse, et la Chine peut y mettre fin très rapidement à mon avis ».

La semaine dernière, les Etats-Unis ont averti la Russie en lui demandant de respecter ses obligations en matière de contrôle des armes suite à la publication d’articles selon lesquels Moscou avait déployé un nouveau missile de croisière qui pourrait enfreindre les traités.

Selon le New York Times, Moscou a déployé secrètement un missile de croisière opérationnel avec un lanceur au sol d’un type qui contrevient à un traité sur le contrôle des armes signé entre les États-Unis et la Russie en 1987.

Le Département d’Etat des États-Unis n’a pas directement confirmé cette information mais a indiqué qu’il était préoccupé par le fait que la Russie était déjà en train de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (traité INF).

« Nous ne faisons pas de commentaires sur les questions ayant rapport au domaine des renseignements », a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Mark Toner.

Mais, citant un rapport sur la conformité des traités américains de 2016, Toner a déclaré que la Russie « reste en violation de ses obligations en vertu du traité INF ».

Le traité, signé par le président américain Ronald Reagan et le dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev, interdit les missiles balistiques d’une portée comprise entre 500 et 5 500 kilomètres.

« Nous avons clairement exprimé nos inquiétudes au sujet de la violation de la Russie, des risques qu’elle représente pour la sécurité européenne et asiatique et de notre grand intérêt pour que la Russie respecte le traité », a déclaré Toner.

« Nous accordons de la valeur au Traité INF et pensons qu’il profite à la sécurité des États-Unis, de nos alliés, de nos partenaires et de la Fédération de Russie ».

L’ancien gouvernement américain sous le président Barack Obama avait déjà dénoncé la violation de la Russie du traité INF en testant un missile de croisière interdit.

Maintenant, selon le Times, le missile a été déployé dans des unités actives, dont une dans un site d’essai à Kapustin Yar, dans le sud-ouest de la Russie.

Poutine a défendu le programme de tests de la Russie, arguant que les États-Unis sont également en violation du traité INF et que de nouveaux missiles sont nécessaires pour maintenir l’équilibre des forces.

Les États-Unis et ses alliés de l’OTAN ont déployé un bouclier anti-missile en Europe centrale et orientale que Moscou considère comme une menace à leur dissuasion nucléaire.

Washington a expliqué que le bouclier intercepteur est conçu pour protéger l’Europe contre les « États voyous » comme l’Iran.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...