Le président américain Donald Trump a assuré jeudi qu’il existait une « chance » de paix au Proche-Orient au moment les efforts américains pour relancer les discussions entre Israéliens et Palestiniens semblent dans l’impasse.

« Je pense qu’il y a une chance que la paix puisse aboutir (…) Nous allons faire le maximum, » a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse commune avec l’émir du Koweït cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah.

« Ils disent que c’est l’accord le plus complexe et le plus difficile qui soit, mais c’est quelque chose qui pourrait arriver », a-t-il ajouté, reprenant l’une de ses formules favorites sur ce dossier.

« Nous avons des gens extrêmement doués qui travaillent sur ce dossier », a-t-il poursuivi, soulignant l’implication de Charles Freeman, ambassadeur des Etats-Unis en Israël mais sans mentionner son gendre et conseiller Jared Kushner, qui s’est de nouveau rendu en Israël fin août.

Les dirigeants palestiniens cachent de moins en moins leur frustration vis-à-vis de l’administration Trump. Ils réclament désormais ouvertement un engagement clair en faveur de la création d’un Etat palestinien et l’intervention des Etats-Unis pour stopper la construction israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

L’administration Trump s’est gardée jusqu’alors de soutenir la solution à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien coexistant avec Israël.

M. Trump a même semblé prendre ses distances avec ce principe de référence d’une grande partie de la communauté internationale pour tenter de régler l’un des plus vieux conflits de la planète.