Le coût du programme du chasseur bombardier F-35 – le plus gros programme militaire de l’histoire des Etats-Unis – est « hors de contrôle », a affirmé lundi le président élu Donald Trump sur Twitter.

« Le programme F-35 et son coût sont hors de contrôle. Des milliards de dollars peuvent – et vont – être économisés sur des achats militaires (et autres) après le 20 janvier », a promis M. Trump, alors que les coûts du F-35 ont énormément dérapé depuis les estimations au moment du lancement du programme.

Le F-35 est un chasseur bombardier furtif (qui échappe en grande partie aux radars adverses) de 5ème génération, qui va équiper aussi bien l’armée de l’air américaine, que l’aviation embarquée de la marine et le corps d’aviation des Marines.

L’appareil a commencé à être déployé en même temps qu’il était encore en essai et a rencontré de très nombreux problèmes techniques, de calendrier et de mise en oeuvre.

Il a aussi commencé à être livré à des clients à l’étranger.

Les deux premiers appareils qui devaient arriver en Israël lundi ont été retardés en raison des conditions météo à leur base de départ en Italie.

Lancé au début des années 1990, le programme F-35 est le plus cher des programmes d’armement de l’histoire militaire américaine, avec un coût estimé au total à près de 400 milliards de dollars pour le Pentagone, pour à peine 2.500 appareils à produire par le constructeur Lockheed Martin.

Les F-35 sont des avions de « grande valeur », répond le fabriquant Lockheed à Trump.

Le groupe de défense américain Lockheed Martin a défendu lundi son appareil furtif F-35 contre les critiques de Donald Trump se disant prêt à répondre à toutes les interrogations du président élu sur le programme militaire le plus cher de l’histoire des Etats-Unis.

Jeff Babione, directeur du programme F-35, a invoqué la « technologie incroyable » de l’appareil et l’effort constant de Lockheed Martin pour en réduire le coût de construction et de maintenance.

« C’est donc un appareil de grande valeur et je me ferai une joie de répondre aux questions que pourrait avoir le président élu, quelles qu’elles soient », a-t-il dit à l’AFP en Israël.