Le milliardaire américain Donald Trump, favori du Parti républicain dans la course à la Maison Blanche, représente une menace pour la paix, la cohésion sociale et la prospérité, a déclaré dimanche le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel.

M. Gabriel a qualifié le magnat de l’immobilier de « populiste de droite », qui, comme Marine Le Pen en France et Geert Wilders aux Pays-Bas, promet aux électeurs ébranlés par la mondialisation de revenir à « un monde de conte de fées » protégé.

« Qu’il s’agisse de Donald Trump, de Marine Le Pen ou de Geert Wilders — ces trois populistes de droite ne représentent pas seulement une menace pour la paix et la cohésion sociale mais aussi pour le développement économique », a déclaré le responsable allemand social-démocrate au quotidien dominical Welt am Sonntag.

« Les populistes de droite promettent à leurs partisans de revenir à un monde de conte de fées où il n’y a de vie économique qu’à l’intérieur des frontières nationales », a estimé le vice-chancelier d’Angela Merkel.

Sigmar Gabriel, qui est aussi ministre de l’économie, a souligné que les pays ne prospéraient pas par un isolement volontaire, mais que dans les puissances exportatrices comme l’Allemagne, il fallait « faire l’effort d’expliquer comment bâtir une mondialisation équitable ».

Appelée dans une interview séparée au quotidien Bild am Sonntag à se prononcer sur Donald Trump, la chancelière Angela Merkel s’est contentée de son côté de répondre: « je ne le connais pas personnellement ».

Interrogée sur les critiques acerbes de Trump contre sa politique d’accueil des réfugiés, qu’il a qualifiée d' »insensée », la chancelière a indiqué qu’elle « ne (voyait) pas de raisons de répondre à cela ».

Mme Merkel a cependant rendu hommage à la favorite du Parti démocrate Hillary Clinton pour l’élection présidentielle: « j’apprécie son expérience politique approfondie, son engagement en faveur des droits des femmes, de la protection de la famille et de la santé ».

« J’apprécie sa pensée stratégique et le fait qu’elle soit une fervente partisane du partenariat transatlantique », a ajouté Mme Merkel à propos de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine.

« A chaque fois que j’ai travaillé avec Hillary Clinton, cela a été avec un grand plaisir », a-t-elle ajouté.