Le président américain Donald Trump a confirmé samedi que, contrairement à sa promesse de campagne, l’ambassade américaine en Israël ne serait pas transférée à Tel Aviv à Jérusalem avant de tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien.

« Je veux donner sa chance [à un processus de paix, NDLR] avant de penser à déménager l’ambassade à Jérusalem », a déclaré Donald Trump dans un show télévisé. « Nous prendrons une décision dans un avenir pas trop éloigné », a poursuivi le président.

La Maison Blanche avait annoncé début juin que Donald Trump, qui s’était maintes fois engagé à déplacer la chancellerie américaine dans la Ville sainte, avait finalement repoussé sa décision d’au moins six mois.

Cet épineux dossier est revenu comme de nombreux autres à son gendre et conseiller Jared Kushner.

Le processus de paix, sur lequel les prédécesseurs de Donald Trump ont échoué, est au point mort depuis le printemps 2014.

La communauté internationale n’a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, ni l’annexion de sa partie orientale conquise en 1967, si bien que les ambassades étrangères sont installées à Tel Aviv.

Si Israël considère la Ville sainte comme sa capitale « éternelle et réunifiée », les Palestiniens estiment au contraire que Jérusalem Est doit être la capitale de l’état auquel ils aspirent.