Le roi Abdallah II de Jordanie a salué mercredi aux côtés de Donald Trump le « courage et le dévouement » du président américain pour la recherche d’une solution de paix au conflit israélo-palestinien.

« Ce que j’ai vu, c’est une implication dès le début du président et de son équipe avec chacun de nous dans la région à propos des défis auxquels sont confrontés Israéliens et Palestiniens », a loué le souverain lors d’une conférence de presse avec Trump dans les jardins de la Maison Blanche.

Aux yeux du roi de Jordanie, « le président [Trump] comprend les nuances et les défis » du conflit entre Israël et les Palestiniens. Tous les efforts en vue d’un plan de paix sont au point mort depuis exactement trois ans avec l’échec en avril 2014 de l’administration de Barack Obama et de son secrétaire d’Etat John Kerry.

« Je crois qu’il a le courage et le dévouement pour pouvoir le faire », a encore salué Abdallah II de Jordanie à propos de Donald Trump.

Il a rappelé que le « boulot » de la Jordanie était de « faciliter le climat entre Israéliens et Arabes pour avancer ensemble et, compte tenu du soutien du président, de pouvoir arrondir les angles entre les Israéliens et les Palestiniens. »

Le roi Abdallah II de Jordanie en conférence de presse avec le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 5 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Le roi Abdallah II de Jordanie en conférence de presse avec le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 5 avril 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

« Pour avancer la cause de la paix au Moyen Orient, notamment entre Israéliens et Palestiniens, je travaille très, très dur pour tenter de finalement créer la paix entre les Palestiniens et Israël », a déclaré Trump.

« Le roi a été un défenseur infatigable d’une solution, a-t-il ajouté. Il va m’aider, et m’aider au plus haut niveau. Nous allons le consulter très étroitement dans les prochains jours. »

« J’ai hérité d’un foutoir. Qu’il s’agisse du Moyen Orient, qu’il s’agisse de la Corée du Nord ou qu’il s’agisse de tant d’autres choses », a martelé de son côté le président Trump, en allusion à son prédécesseur Barack Obama.

Mercredi dernier, le président palestinien Mahmoud Abbas avait lui aussi affirmé à l’AFP que Donald Trump était « sérieux » dans sa volonté de résoudre le conflit au Proche Orient, à l’approche d’une rencontre en avril entre les deux dirigeants à la Maison Blanche.

Abbas doit être reçu en avril par le président américain après les visites lundi du président égyptien Abdel Fattah el-Sissi et, mercredi, du roi Abdallah II, deux interlocuteurs incontournables du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une rencontre des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe pour préparer la conférence de paix organisée par la France, au Caire, le 28 mai 2016. (Crédit : AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant une rencontre des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe pour préparer la conférence de paix organisée par la France, au Caire, le 28 mai 2016. (Crédit : AFP)

Le dirigeant palestinien a l’appui de la Ligue arabe, notamment sur la question de la solution à deux états, avec laquelle le président Trump avait semblé prendre ses distances mi-février lorsqu’il avait reçu le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L’initiative de paix arabe, a déclaré le roi Abdallah II, « propose une réconciliation historique entre Israël et les Palestiniens, ainsi qu’avec tous les états membres de la Ligue arabe. C’est le cadre le plus complet pour une paix durable. »

« Elle assure un état aux Palestiniens, mais aussi la sécurité, l’acceptation et des relations normales pour Israël avec tous les pays arabes et, je l’espère, avec tous les pays islamiques », a-t-il ajouté.

Mais la nouvelle administration américaine, perçue comme extrêmement favorable à Israël, a toutefois plusieurs fois mis en garde son allié contre l’expansion « non contrôlée » des implantations, parce qu’elle peut être un obstacle à la paix.