Le président américain Donald Trump recevra Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, le 3 mai, deux mois et demi après sa rencontre à Washington avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour tenter de relancer l’effort de paix moribond avec Israël.

« Cette visite permettra de réaffirmer l’engagement des Etats-Unis, comme des dirigeants palestiniens, à rechercher – et à terme conclure – un accord visant à mettre fin au conflit », a déclaré mercredi Sean Spicer, porte-parole de l’exécutif américain.

Abbas, qui a rencontré à Ramallah plusieurs responsables américains, dont Mike Pompeo, le chef de la CIA, et Jason Greenblatt, représentant spécial de Trump, a récemment estimé que la nouvelle administration américaine pensait « sérieusement à trouver une solution à la question palestinienne ».

Lors d’une conversation téléphonique avec Trump mi-mars, il avait explicitement évoqué la solution dite à deux états.

L'envoyé américain au Moyen orient Jason Greenblatt rencontre le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en marge du sommet de la Ligue arabe à Amman, le 28 mars 2017 (Crédit : Thair Ghnaim/Wafa)

L’envoyé américain au Moyen orient Jason Greenblatt rencontre le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en marge du sommet de la Ligue arabe à Amman, le 28 mars 2017 (Crédit : Thair Ghnaim/Wafa)

Recevant le Premier ministre israélien, Trump avait indiqué mi-février que les Etats-Unis, acteur historique de l’effort de paix entre Israéliens et Palestiniens, ne s’accrochaient plus nécessairement à cette solution, rompant là avec un principe directeur de la diplomatie américaine officiellement adopté par les présidents depuis au moins 2001.

Ces déclarations avaient semé le trouble, la création d’un état palestinien coexistant en paix avec Israël est en effet la solution de référence de la plus grande partie de la communauté internationale pour résoudre l’un des plus vieux conflits territoriaux de la planète.

Les Palestiniens réclament un état indépendant dans les lignes de 1967, ayant pour capitale Jérusalem Est, ce qui entraînerait une nouvelle division de la ville sainte.