Le président américain élu Donald Trump a confirmé qu’il comptait sur son gendre juif Jared Kushner pour négocier un accord de paix israélo-palestinien.

Pendant un entretien accordé au Times londonien quelques jours avant sa prestation de serment, Trump « a confirmé qu’il voulait nommer Jared Kushner, son gendre, pour négocier un accord de paix au Moyen Orient », a annoncé le quotidien.

Trump a également appelé le Royaume-Uni à apposer son veto à toute résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui serait hostile à Israël, et est revenu sur ses critiques de la gestion de l’accord nucléaire iranien par le président Barack Obama, a annoncé le Times.

Il y a quelques jours, Trump a nommé Kushner conseiller de sa future administration, en évitant apparemment les lois anti-népotisme.

« Jared a été un atout formidable et un conseiller de confiance pendant toute la campagne et la transition, et je suis fier de l’avoir à un rôle clef de mon administration », avait alors déclaré Trump, affirmant qu’il était « crucial pour la formulation et l’exécution de la stratégie » de sa victoire électorale.

Jared Kushner et sa femme Ivanka Trump au Trump National Golf Club à Bedminster, New York, le 21 septembre  2015 (Crédit : Bobby Bank/WireImage/Getty Images via JTA)

Jared Kushner et sa femme Ivanka Trump au Trump National Golf Club à Bedminster, New York, le 21 septembre 2015 (Crédit : Bobby Bank/WireImage/Getty Images via JTA)

Ce n’est pas la première fois que Trump a indiqué qu’il souhaitait que Kushner joue un rôle crucial dans sa politique diplomatique au Moyen Orient, affirmant qu’il serait « très bon pour ça ».

L’entretien du Times a été publié le jour de la conférence pour la paix au Proche Orient à Paris, qui a rassemblé 70 pays et a demandé une solution à deux états négociée au conflit israélo-palestinien.

Trump a déjà indiqué qu’il pourrait envisager des approches différentes, notamment en rompant avec la politique historique des Etats-Unis et en déplaçant l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Les Palestiniens se sont catégoriquement opposés à ce projet.

L’appel de Trump au Royaume-Uni à apposer un veto à toute résolution anti-Israël intervient alors que le rôle du Royaume-Uni a été fondamental pour la rédaction de la précédente résolution qui condamnait les implantations israéliennes. Obama n’avait pas utilisé le veto américain et s’était abstenu.

Cependant, le Royaume-Uni a spectaculairement rompu les rangs de la conférence de Paris dimanche en critiquant ce sommet, affirmant qu’il pourrait renforcer les positions de négociations des Palestiniens. Le pays a refusé de signer le communiqué final du sommet.

Un porte-parole des Affaires étrangères a déclaré que Londres avait des « réserves particulières » sur l’absence des Israéliens et des Palestiniens à Paris, à cinq jours de l’entrée en fonction d’une nouvelle administration américaine.