L’Armée de l’air israélienne a éliminé des hommes qui tentaient de déposer des explosifs à l’intérieur du sol israélien, le long de la frontière avec la Syrie, un jour après le signalement d’une frappe israélienne contre le Hezbollah.

L’armée israélienne a déclaré que quatre personnes ont été neutralisées par un engin de sa force aérienne après avoir été repérées en train de traverser le territoire israélien munis d’un engin explosif.

Le porte-parole de l’armée, le colonel Peter Lerner, a déclaré que la cellule était composée de quatre personnes qui ont été « clairement vues en train de poser une mine et ont été abattues par un avion de l’Armée de l’air israélienne. »

Les rapports initiaux indiquent que la frappe est survenue près de la ville de Majdal Shams, située sur le plateau du Golan, sur les pentes du mont Hermon.

« L’armée a neutralisé dimanche soir un groupe de terroristes tentant de déposer des explosifs à la frontière syrienne contre des soldats. Tsahal ne permettra pas que la souveraineté d’Israël soit remise en question », a affirmé un communiqué de l’armée israélienne.

Le groupe a été éliminé en territoire israélien, mais du côté syrien de la clôture frontalière.

Le Hezbollah est probablement derrière la tentative d’attentat afin de venger une attaque israélienne faisant état de plusieurs cibles en Syrie et au Liban la semaine dernière.

Plus tôt dimanche, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a mis en garde le Hezbollah.

« Nous savons comment l’atteindre [le Hezbollah] et ceux qui le dirigent, à tout moment et en tout lieu », a déclaré Yaalon dans un discours prononcé depuis le quartier général militaire à Tel-Aviv.

« Nous n’allons pas permettre au Hezbollah d’établir une infrastructure de la terreur sur nos frontières avec la Syrie, et nous savons comment mettre la main sur ceux qui menacent les citoyens israéliens, le long de nos frontières ou même loin d’elles. »

Il n’y a pas eu de réponse immédiate du Hezbollah ou des autorités en Syrie ou au Liban.

L’incident de dimanche est survenu dans la même zone où quatre soldats israéliens de la brigade de parachutistes avaient été blessés en mars 2014, lorsque leur jeep de patrouille était tombée sur une mine.

La frontière nord a été témoin d’un certain nombre de tensions au cours des dernières années, y compris une attaque contre un convoi israélien en janvier tuant deux jeunes soldats israéliens.

Cette attaque était survenue en réponse à une frappe israélienne signalée contre un groupe du Hezbollah et des agents iraniens dans le Golan syrien.

Le groupe projetait de mettre en place une base pour des attaques contre Israël dans la région.

Le chef de l’armée de l’air d’Israël, Amir Eshel, a mis en garde sur le fait que le Hezbollah « traînait » le Liban vers « une guerre très dure » et a déployé sa machine militaire dans les « villes et villages [civiles] du Liban ».

Les maisons où les missiles ont été déployés par le Hezbollah, a expliqué Eshel, « sont essentiellement des bases militaires… et nous allons les frapper ».

« Les civils libanais qui vivent dans ou à proximité de ces maisons (où le Hezbollah a mis en place des missiles) doivent savoir une chose », a-t-il prévenu, si le conflit éclatait, « ils devraient fuir dès que possible ».

Si le Hezbollah, contre lequel Israël a mené une guerre amère en 2006, provoquait un autre conflit, Eshel a assuré que « le Liban vivrait une expérience dont il n’imagine pas l’ampleur. Je ne voudrais échanger ma place avec aucun Libanais ».

Stuart Winer a contribué à cet article.